Luftlandegeschwader 1

 

Avec les remerciements de Dieter Reichardt, dont le père fut un opérateur radio dans la II./TG 4.

LIVREEt du journal de marche du Ofw Scwacke de la IV./TG 4.

Les troupes parachutistes étaient le 2. Fallschirm-Jäger-Regiment, dont il fut formé en février 1943 dans la région de Vannes.

 

Ces données ont été extraites du journal de marche de l'Ofw. Scwacke. Il était observateur et "dropper" sur 4F - AE. La tâche du dropper était de taper sur l'épaule du gars comme pour dire "sautez maintenant." Le dropper à bord d'un avion était d'assurer que les gars sauteraient en séquences très brèves pour qu'il soient groupés dans l'air et surtout au sol. Le, 4F - AE appartenait au III/ TG 4 basé à Gaël, mais malheureusement Mr Scwacke ne peut pas se rappeler de son "Staffel" (escadron). "Il se pourrait que ce fut le 7, 8, ou 9,TG 4. Nous étions basés à Gaël, à l'ouest de Rennes, près de la rivière le Meu m'a-t-il dit.

Trois appareils de l'escadron étaient utilisés pour la pratique des sauts, explique pour Mr Scwacke, assurer des parachutages précis ils étaient guidés à un certain moment soit par radio soit par un signal lumineux au sol. Lors de la fin de l'entraînement, le Général Student du XI. Fliegerkorps, vint à Saint Brieuc, en mai 1943. Une démonstration finale de saut eut lieu en sa présence.

 

JU 52

Junker 52

 

Il est raconté qu'à Gaël une méthode de saut à très basse altitude fut expérimentée

 

I1 est un fait qu'ils pratiquèrent des parachutages à très basse altitude mais je ne peux pas dire si c'était réellement une nouvelle méthode. Généralement pariant on peut dire due le largage à très basse, altitude est la technique la plus efficace.

C'est règle générale, on peut dire qu'en largage en basse altitude :

- plus les troupes aéroportées atteignent le sol rapidement et entrent en combat plus l'ennemi est pris par surpris,

- plus les troupes aéroportées restent groupées pour être réparties dans la zone de combat, plus la défaite de l'ennemie est rapide.

Naturellement en échange on peut dire que plus l'altitude est basse, plus l'atterrissage est difficile et il en résulte un certain pourcentage de pertes ; pertes graves ou accidents fatals. Aussi lointains les souvenirs (du séjour dans cette zone de la France sont certainement corrects.

La même chose fut observée dans les zones de Caen et Flers où on pratiqua des largages semblables en mai 1943. De notre expérience dans le nord de la France nous savons que pour des sauts à 60 mètres on estimait des taux de pertes de 20 %.

 

DFS 230

 

DFS 230

 

Le transfert des LLG1 et LLG2 en France

 

Courant avril 1943 les unités de planeurs de transport furent rapatriées depuis la Crimée dans leur stationnement d'origine. La IV/LLGI qui avait été formée à partir du groupe d'extension fut à nouveau dissoute. Les autres groupes du LLG1 expérimentèrent à partir du début 1943 d'importantes modifications pour ce qui concerne leur constitution, leur force et leur armement. C'est ainsi que les groupes furent élargis en passant de 3 à 4 escadrilles ; et l'escadron comprenait maintenant de la sorte 12 escadrilles auxquelles il faut ajouter leurs états-majors respectifs. Le rapatriement avait commencé par le groupe III/LLGl qui n'avait pas pris part à 1'action sur Kuban et avait été en Février 1943 transféré sur Riga.

A Riga il n'y eut pas d'engagement, de plus en février 1943, la totalité des planeurs de transport fut affectée aux commandos de liaisons. En mars eut lieu le retour du groupe, III/LLG1 avec ses 7ème et 8ème escadrilles à Hildescheim dans le but de renforcer les 9ème et 12ème escadrilles avec leurs EM correspondant. Le personnel nécessaire fut retiré du reste des commandos du LLG1 basé à Hildescheim, Halberstadt et Goslar. Les groupes furent finalement transférés dans le nord de la France à Beaumontes sur Oise. L'unité du III/LLG1 comprenait alors les escadrilles 2 Do 17 et 2 Hs 126. Les deux escadrilles Do 17 furent cependant dès mai 1943 affectées au I/LLG1 qui se trouvait à l'époque à Gaël en Bretagne.

Depuis le printemps 1943, la 1ère escadrille du commandos d'essai des corps aériens se trouvait aussi en France, et participait en Bretagne, en compagnie d'unités de l'armée à des exercices de lutte anti-invasion. A Laval situé à 50 km à l'Est de Rennes, fût crée fin avril 1943 le groupe qui fut baptisé "d'expérimentation", sous le commandement du Capitaine Trautwein.

Ce groupe comprenait une escadrille de Heinkel 111, une escadrille de Dordier 17 et aussi des DFS 230 (Olt. Bause) ainsi qu'une compagnie de troupes aéroportées. La mission de ce groupe consistait aussi à expérimenter l'utilisation des troupes aéroportées. Lors d'un exercice d'attaque, sur l'aéroport de Tours, le parachute de freinage de l'un des planeurs ne s'ouvrît que, partiellement ; mais le pilote ne remarqua rien, et lors d'une répétition en redressant l'appareil avec une, vitesse, supérieure, les deux ailes se rompirent. Tous les 10 occupants du DFS 230 périrent.

Le 31 mai le groupe de Laval fut dissout. Les Heinkel 111 furent transférés sur Orange, les Dornier 17 et LS furent réinsérés dans le LLG1.

Fin Mai 43 le commandement en chef XI du Corps Aérien des planeurs de transport et des troupes aéroportées fût concentré dans l'espace de la France méridionale. Le 1.Fj Div se regroupa autour d'Avignon, le 2 Fj Div autour d'Ales et de Nîmes.

Les différentes unités aériennes furent affectées comme suit :

1/LLG1 depuis Gaël vers Lesignan

2//LLG2 depuis Beaumontes vers Valence

1/LLG2 depuis Nancy et Beaumontes vers Orange (Commandement Capitaine POHL)

(GS-Kdo. 1 et 2) depuis Obertraubling vers Reins et Istres.

En juin 43, l'état-major du LLGI avait quartier à Lesignan, tan dis-que celui du LLG2 n'apparaît pins dans les états du XI ème Corps aérien, il fut donc, probablement dissout, d'autant plus que le LLG2 ne disposait plus que d'un seul groupe, le I/LLG2.

En juin 43, l'escadrille de remorqueurs arriva aussi à Orange. Cette escadrille avait été regroupée à Hildescheim après son retour de Russie. L'escadrille de remorqueurs reçu en provenance du XIème Corps d'Armée Aérien des He, 111 armés de la KGrzbV 23. A 1a même époque, le 17/LLG1 fut rebaptisé en DFS/ escadrille 23. Dans la foulée du redéploiement des escadrilles de transport en mai 43 les KGrzbV 23 héritèrent de la dénomination groupe de Transport 30 et furent aussi affectés sur Orange.

Peu à peu, à partir de la mi-juin 1943, les premiers avions remorqueurs en provenance de la l'escadrille du II/LLG2 basée à Halberstadt arrivèrent à Aix les Milles.

Ce groupe avait été en Allemagne armé de Ju 87. Selon les plans du Général Student, le XIème corps d'armée aéroterrestre devait constituer la Réserve la plus mobile, dont la OKW disposait encore à l'époque pour faire front rapidement à un débarquement des alliés dans le sud de l'Europe. Car après la capitulation du Corps d'armée Africain en mai 1943, les Allemands s'attendaient pour leur part à une prochaine attaque pendant l'été 43, d'autant que les avions de reconnaissance rapportaient une forte concentration de bateaux dans les ports Nord-africains. Seul l'objectif de l'attaque n'était pas clair, on hésitait entre la Crète et le Péloponnèse de la même façon qu'entre la Sicile et la Sardaigne. Au cas ou la Sardaigne aurait été l'objectif de la première attaque, alors cette île se trouvait à la portée des escadrilles de Transport de la XIème Avec les unités de paras stationnées dans le sud de la France, les unités de planeurs de transport conduisirent en juin 43 de nombreux exercices ; et en particulier un exercice d'attaque avec les DFS 230 et les Gotha 242.

A la veille de l'invasion alliée en Sicile, le XIème corps d'armée aérien disposait de : 194 machines motorisées et de 572 planeurs ainsi que de 672 équipages ; les escadrilles de planeurs disposaient ainsi d'une force de frappe jusqu'ici inconnue. Les 76 machines étaient ainsi réparties.

 

Do 217

Dornier 217

 

 

Flug Nr.227 Ju 52 4F+AE 22.05.43 Gael-Gael…........ 0758-0808 h Absetzflug

Flug Nr.228 Ju 52 4F+AE 22.05.43 Gael-Gael ........... 0855-0915 h Absetzflug

Flug Nr.229 Ju 52 4F+AE 23.05.43 Gael-Gael ........... 0743-0753 h Absetzflug

Flug Nr.230 Ju 52 4F+AE 23.05.43 Gael-Gael ........... 0837-0852 h Absetzflug

Flug Nr.231 Ju 52 4F+AE 24.05.43 Gael-St.Brieuc ...... 0705-0730 h Überlandflug

Flug Nr.232 Ju 52 4F+AE 25.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1120-1130 h Absetzflug

Flug Nr.233 Ju 52 4F+AE 25.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1143-1153 h Absetzflug

Flug Nr.234 Ju 52 4F+AE 25.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1207-1213 h Absetzflug

Flug Nr.235 Ju 52 4F+AE 26.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1150-1200 h Absetzflug

Flug Nr.236 Ju 52 4F+AE 26.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1210-1215 h Absetzflug

Flug Nr.237 Ju 52 4F+AE 26.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1225-1235 h Absetzflug

Flug Nr.238 Ju 52 4F+AE 27.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1550-1645 h Absetzflug

Flug Nr.239 Ju 52 4F+AE 27.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1735-1800 h Absetzflug

Flug Nr.240 Ju 52 4F+AE 27.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 1835-1910 h Absetzflug

Flug Nr.241 Ju 52 4F+AE 28.05.43 St.Brieuc-St.Brieuc. 0910-0935 h Absetzflug

Flug Nr.242 Ju 52 4F+AE 28.05.43 St.Brieuc-Gael ...... 0955-1025 h Überlandflug

Absetzflug = largages parachutistes

Überlandflug = transferts en avions

 

LLG1
LLG1
En attente à Istres, printemps 1943

Au décollage
LLG1
LLG1
Entrainement LLG 1
DFS 230
LLG1
LLG1
DFS 230, parachute de freinage
Au décollage
LLG1
JU 87, remorquage
JU 87, et DFS 230