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Le bourg de Coësmes, explosion d'une bombe Sainte-Colombe "La Barre" Un V1 posé au sol "Au Perray" Une grange brûle |
Outre l'avion B-26 qui s'est écrasé aux Places à Coësmes, j'aimerais élucider l'explosion qui s'est produite à quelques centaines de mètres du bourg de Coësmes qui a provoquer des dégâts notamment des nombreuses vitres brisées.
D'après les témoignages que j'ai eu près des anciens, j'ai entendu qu'il s'agissait d'un V1 ou d'un avion ou d'une bombe larguée par un avion. A ma connaissance il n'a jamais été retrouvé des débris de l'avion, ni du V1, sachant que l'autonomie d'un V1 était de 250 kms maxi, pour les derniers V2 la distance pouvait aller jusqu'à 400 kms, d'autre part quand un V1 était lancé du Nord de la France pour bombarder Londres Coësmes n'était pas sur la trajectoire....
Auriez vous entendu parler cette explosion ? Pierre Lauglé : Le 02 mars 2024.
Dans les témoignages que j'ai eu de mon côté, il y a unanimité pour dire qu'il y a eu explosion, je n'étais pas né donc je ne peux pas confirmer, par contre je peux dire qu'il y avait un cratère d'une dizaine de m de large et d'environ 5/6 m de profondeur vers les années 1960.
Il y a aussi unanimité pour dire qu'il y eu de nombreuses vitres brisées dans le bourg de Coësmes. On me dit aussi que c'est arrivé pendant l'année scolaire, un soir vers environ 9 h. Qu'il n'y avait pas de traces d'avions.
Pour les enfants c'était interdit de s'approcher du lieu. Par rapport à l'hypothèse V1, j'ai des doutes par rapport à leur portée et leur autonomie.
Le trou causé par l'explosion a été comblé et transformé en décharge il y a plusieurs dizaines d'années.
Réponse de l'ABSA 39-45 : Pour ce témoignage sur Coësmes, j'avais cela depuis 20 ans au moins, un ami avait dans la fin des années 90, fait un appel à témoignages pour des pertes aériennes dans le 35 dans le journal ouest France et eu ce témoignage. Un V1 tombé à Coësmes, cela nous avait apparut très peu probable. Effectivement lautonomie d'un V1 étant de 266 km environ et une fois à court d'essence l'appareil pique directement du nez, alors pas question d'un vol en planant, même cela est impossible n'ayant pas eu de sites de lancement dans la région proche. Bien que certains V1 étaient largués d'un avion.
Le plus réel étant un délestage d'une bombe, cela était courant. Tout d'abord il faut obtenir plus de témoignages, jour/nuit pour l'explosion. J'ai contacté mon ami Denis Brevet pour cet ancien témoignage admettons que ce témoin il y a 20 ans a donné plus d'éléments, une date par exemple.
Selon Denis Brevet : J'ai bien une fiche de 1999, de qui indique qu'un V1 s'est posé à Coësmes, sans être trop endommagé à l'atterrissage (pas d'explosion). Pas de date, ni de lieu précisé. Info d'Armel Vallée de Vern sur Seiche qui me précise qu'un B-26 serait tombé le 8 juillet 44 et que le Maire de Coësmes, M. Hoisnard aurait pris en charge les membres de l'équipage. Infos supplémentaires à la Mairie (photos).
En 1999, l'article couvrait toute la Bretagne et les Pays de Loire. En tous cas, le témoin mentionnait bien un V1 pour Coësmes. Denis me donne une seconde info récoltée en 1999. J'en ai un autre V1, à Thuboeuf dans le nord Mayenne pour le 19 juin 1944.
Le 16 juin 2024, découverte d'un PV de la gendarmerie de la brigade de Retiers, en date du 7 août 1944, pour une bombe jetée d'un avion près du cimetière de Coëmes, le 7 août 1944, soit dans le nuit du 6 au 7. Cela ne fait aucun doute, une bombe tombée près du cimetière. Sauf que la gendarmerie ne fait pas mention en ce lieu d'une explosion. Bien que le témoignage de 1999 de ce M. Vallée ne signalant qu'un V1 s'est posé à Coësmes, sans être trop endommagé à l'atterrissage (pas d'explosion).
L'impact de l'explosion dans le bourg de Coësmes, nous notons un ompac en longueur suite à l'explosion
Ferme de la "Barre" à Sainte Colombe, rien de particulier
Que devons comprendre dans seconde bombe tombée près de la ferme de "La Barre" en Sainte Colombe, à coté du point de chute des appareils électriques et un genre de gouvernail d'avion. Puis de l'incendie à la ferme du "Perray" située à 700 mt de la "La Barre".
Nous nous trouvons ici en face d'un avion en détresse qui poursuivi se débarrasse de son chargement en bombes.
Il faut se repplacer dans le contexte de l'époque : la Contre-attaque de Mortain. La bataille débute le 6 août 1944 dans la nuit, sans préparation d'artillerie, l'effet de surprise étant recherché par les Allemands ; effet manqué, les Américains informés ayant eu le temps de se préparer. En effet, débutée le 6 août dans la nuit, l'offensive est stoppée dès le 7 août, du fait de la préparation américaine et surtout de l'aviation alliée.
Le 5 août 1944 vers 23h00. Saint Michel de Plélan (22). Do 217 M-1. Nuit du 5 au 6 août 1944. Junker 188 F-1. (WNr. 280217). Aufklärungsgruppe 3.(F)/122. Corseul "La Favrais" (22).
L'ABSA a travaillé sur cette période et a localilsé quelques sites de crashs liés à cette contre attaque dite de Mortain. Bazouges La Pérouse "La Ménerais". Ju 88 R-2 - (WNr. 751123). Nuit du 7 août vers 1 heure 30 du matin. Touché par la D.C.A. américaine. Un Ju 88 de la II/NJG2. Landivy (53). "La Roulandière". Le Ju 88 G-1 . 1./NJG 2.
Selon les revendications Alliés dans la nuit du 6 au 7 août 1944. Revendication du pilote, le W/Cdr. Francis Desmond Hughes et du F/Lt L. Dixon. Cet équipage de Mosquito revendique à 00h10, un Ju 88 au sud d'Avranches.
Sur les six revendications dans différents secteurs, entre Avranches, Saint Hilaire du Harcouët. A 03h06 à l'ouest de Rennes, un avion est revendiqué par un équipage du F/Lt Allen Edward Browne et du W.O Tom Taylor du 488 Sqdn. Quelques minutes plus tard pour 03h31 le même équipage revedique un second avion pour le sud-ouest de Rennes. Ce rapport AIR-50-161-8 semble tout à fait intéressant.
Les témoignages à Coësmes, sont unanimes, le crash
d'un V1, le rapport de la gendarmerie nous donne deux bombes et
surtout une date, celle du 7 aôut 1944. Devenons nous nous
rapprocher d'une bombe de type planante. Le
Fx 1400 Fritz X est une bombe planante wunderwaffe. Il
était utilisé des Dornier Do 217K-2 ou bien les
variantes des Do 217 K-3 et Do 217 M-11.
Ou bien ce modèle, la Henschel Hs 293 A. La Hs 293 était transportée par les Heinkel He 111, Heinkel He 177, Focke-Wulf 200 et Dornier Do 217. Cependant, seul le Heinkel 177, certaines variantes du Focke-Wulf 200 et le Dornier 217 l'ont utilisée de manière opérationnelle.
Ou encore un autre modèle comme la torpille modèle LT1b ou LTF5b. En exemple, le Junkers Ju 188 "Rächer", pouvait transporter 3 000 kg de bombes ou 2 torpilles LT1b de 800 kg sous les ailles.
Voici
le compte rendu d'un rapport de mission du Flight
Lieutenant Allen Browne et du Warrant Officer Taylor du No. 488 (NZ)
Squadron RAF.
RAPPORT DE COMBAT PERSONNEL (X)ORET
H.Q. A.D.G.B. H.Q. 11 Groupe H.Q. 85 Groupe(2) H.Q. 10 Groupe 21(HD) Secteur. 142 Escadre, Middle Wallop.
STATISTIQUES
A. 6/7 août 1944.B. Escadron B 488 (NZ).C. De Havilland Mosquito NF Mk. XIII - HK420. A.I.D. 0251, 0306, 0331E. (a) 185 degrés, 64 miles de F.M ou S.O de Pontorsson, S.O d'Avranches.(b) Environ S.O. de Rennes(c) Idem.F. Pas de nuages, brumeux jusqu'à 6000', clair au-dessus. Visibilité : Bonne.G. & H. NÉANTI. 1 JU188 détruit et 2 avions ennemis non identifiés détruits.
Munitions utilisées : P.I. 53. P.O. 55. S.O. 56.
Le Ju 188 revendiqué par le Mosquito HK420, codé
ME-B, est en réalité le Ju
88 R-2
(WNr. 751123),
voir la
biographie
.
Source.
PILOTE: F/Lt. Allen Edward BROWNE. NAVIGATEUR:
W/O. Thomas Frederick TAYLOR.
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Le Mosquito NF (chasseur de nuit). XIII. Il était un avion équipé de quatre canons 20 mm Hispano Mk.II, développé à partir du modèle FB.VI. Les quatre mitrailleuses du nez ont été remplacées par un radar A.I Mk VIII, en forme de « taureau ». Il était équipé de deux moteurs Rolls-Royce Merlin 23. Le radar d'interception aéroporté (Airborne Interception radar), ou AI en abrégé, est le terme britannique désignant les systèmes radar utilisés pour équiper les aéronefs dans le rôle air-air.
Photo du Mosquito NF.XIII. N° 488 Squadron
Le Squadron Leader, pilote, Allen Edward Browne, était comme Squadron Leader au sein du N° 89 Squadron. Selon la London Gazette. A obtenu sa D.F.C. le 2 octobre 1945. "Cet officier a participé à de nombreuses sorties de chasse nocturne. Il a toujours fait preuve d'un grand dynamisme et d'une grande énergie et a fait preuve de grandes qualités de chef. Il a détruit au moins quatre avions ennemis et une locomotive ennemie. Son dévouement au devoir a été exemplaire". Le Pilot Officer, Thomas Frederick Taylor. En tant que pilote Officer au sein du N° 488 Squadron de la RNZAF, il a reçu la D.F.C. Selon la London Gazette du 8 mai 1945. Citation : "En tant qu'observateur, le sous-lieutenant d'aviation Taylor a participé à un grand nombre de sorties. C'est un membre d'équipage d'avion très habile et dévoué, dont le sang-froid et le courage et l'inaction ont donné un bon exemple. Le sous-lieutenant d'aviation a aidé à la destruction de cinq avions ennemis". |
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Né à Auckland le 14 jullet 1913, Browne travaille comme chef de chantier avant de s'engager dans la RNZAF en décembre 1940. Après avoir effectué son entraînement de pilote en Nouvelle-Zélande, il est envoyé en Grande-Bretagne en août 1942 et rejoint le Squadron 488 à Ayr en Ecosse.Cette unité de la RNZAF intégrée dans la RAF vole sur Bristol Beaufighter et participe à la défense nocturne de l'Angleterre. Du fait de la très faible activité Allemande dans le secteur, les jeunes pilotes n'ont que peu de chances de rencontrer l'ennemi, si ce n'est à l'occasion des missions intruder au-dessus de la France.
Au cours de ces missions en territoire occupé, les Beaufighter attaquent tous les objectifs terrestres qu'ils peuvent trouver. Bientôt, les Beaufighter sont remplacés par les Mosquito, plus performant, à partir d'août 1943. Envoyé à Bradwell Bay, dans le Sud de l'Angleterre, le ryhtme des opérations s'accroit alors, permettant aux pilotes du Squadron 488 de remporter leurs premières victoires.
Début décembre 1943, Browne et son navigateur Tom Taylor sont affectés comme instructeurs pour former les nouveaux équipages en Operational Training Unit. Ils retournent en opération au sein du Squadron 488 fin juillet 1944. A cette époque, le Squadron participe activement à la couverture nocturne du débarquement.
Au cours de la nuit du 2/3 août, Browne, au cours de son premier combat aérien abat un Dornier 217 qui s'écrase près d'Avranches. Quatre nuits plus tard il abat 3 autres appareils. Le premier, un Ju 188, est intercepté et abattu près Avranches. Le second est abattu au-dessus de Rennes et le troisième plus au Nord. Dans les deux derniers cas, les appareils sont poursuivit à basse altitude et s'écrasent en tentant d'échapper à son poursuivant. Browne remporte ces deux victoires sans tirer le moindre coup de feu.
Il reçoit la DFC en septembre 1944 et se voit affecté en Extrème Orient en octobre 1944 où il rejoint le Squadron 89 en Birmanie. En qualité de chef d'escadrille il poursuit ses opérations sur Beaufighter. Après une promotion au grade de Squadron Leader, Browne prend le commandement de l'unité en juillet 1945 jusqu'en septembre 1945.
Au cours de sa carrière opérationnelle, il revendique la destruction de 6 appareils ennemis mais les détails de plusieurs d'entre elles ne sont pas connus. |
Le F/Lt Browne et le W/O Taylor ont décollé du terrain de la Royal Air Force Colerne (Wiltshire) à 01h30 et se sont dirigés vers Fighter Pool 2. Ils ont reçu un vecteur de 190 degrés en descendant la partie ouest de la péninsule. Ils ont ensuite appelé et ont été pris en charge par Tailcoat qui leur a donné un vecteur à 160 degrés. Ils ont traversé la côte à l'ouest d'Avranches. F/Lt Browne continue : - "À 02h34, on m'a demandé de rechercher une cible à Angels 13 à un cap de 280 degrés. J'ai grimpé à Angels 12 et après avoir reçu plusieurs vecteurs, un contact a été établi à 3,5 miles (5632 mt) au-dessus et à gauche. La cible semblait zigzaguer car de nombreuses variations de cap m'étaient données par mon navigateur. Je me suis rapproché et un contact visuel a été obtenu à environ 1500 pieds (457 mt), légèrement au-dessus et à 5 degrés à gauche. La cible effectuait des actions d'évasion violentes et en tentant de l'identifier, je lai dépassé en raison de ces manuvres. J'ai viré brusquement à bâbord et perdu un peu d'altitude, le contact a été rétabli en virant à droite. Nous nous sommes rapprochés et j'ai obtenu un autre visuel à une distance de 1000 pieds, au-dessus et droit devant. J'ai identifié la cible comme un JU.188 (Ju 88 R-2 - (WNr. 751123), et cela a été confirmé par mon navigateur utilisant des jumelles de nuit Ross. L'avion ennemi continuait ses manuvres d'évitement violentes. Je me suis rapproché à 250 yards (228,6 mt) lorsque l'avion ennemi a momentanément cessé ses manuvres, et j'ai ouvert le feu avec une rafale de 2 ou 3 secondes. Des impacts ont été observés dans le moteur bâbord qui a pris feu. L'avion ennemi a engagé à gauche. Je l'ai suivi et lui ai tiré une autre rafale de la même durée. L'avion ennemi a pris feu, a basculé à gauche et est descendu lentement au début, puis de plus en plus rapidement, touchant le sol avec une grande masse de flammes et une explosion violente. J'étais alors à Angels 5 et j'ai appelé le contrôle pour donner une position.
Presque immédiatement, le contrôle nous a pris en charge et nous a demandé de nous mettre en recherche dun autre ennemi. Après plusieurs vecteurs, nous avons obtenu un contact à une distance de 3 miles (4,828 kms), bien au-dessus et droit devant. J'ai mis les gaz à fond et suis monté à 10 000 pieds, ce qui correspondait à peu près à l'altitude de la cible. J'ai vu une lumière rouge ambrée à une distance de 4000 pieds, se déplaçant de bâbord à tribord. Je l'ai suivie visuellement et me suis rapproché à pleine vitesse, droit derrière elle. La lumière a alors commencé à plonger et je l'ai suivie à 310 knots A.S.I. (310 nuds A.S.I) mais n'ai pas réussi à réduire la distance. La lumière piquait très fort et à un angle constant que j'estimais à 45 degrés. Le contact avec l'A.I. (Airborne Interception radar - radar d'interception aéroporté) a été maintenu tout au long, mais je l'ai suivi visuellement sans difficulté. Je n'ai pas pu identifier l'objet car je n'ai vu aucune silhouette, mais j'étais convaincu pendant la descente qu'il s'agissait d'une seule très grande lumière ronde. La lumière a touché le sol et a explosé, et on a vu une grosse boule de feu. La couleur des flammes était rougeâtre. J'ai d'abord pensé que l'objet avait des feux de navigation. On pense que cette explosion a eu lieu approximativement à l'ouest de Rennes. Aucune position n'a pu être obtenue bien que le contrôle de la station Tailcoat ait été sollicité pour en fournir une. Une tentative a été faite pour obtenir une position à partir des vues de l'A.I, mais cela n'a pas réussi. J'ai redressé à 500 pieds après le piqué et ai tourné autour de l'épave en feu. Je suis ensuite monté à 5000 pieds et Tailcoat m'a donné un vecteur nord, puis un peu plus tard, nous a demandé d'enquêter sur une autre cible à environ 12 000 pieds (3657 mt). J'ai mis les gaz à fond. Le contact a été obtenu à une distance de 3 miles, 20 degrés à bâbord à Angel 12. La distance a diminué très lentement, bien que je fusse à pleine vitesse. Visuel à 1500 pieds droit devant sur un avion réalisant des manuvres dévitement exceptionnellement violentes, visibles à la fois visuellement et par l'A.I. Le visuel ayant été perdu à cause des manuvres d'évasion. Je n'ai pas pu identifier l'appareil car je n'ai pas pu réduire la distance et la cible a viré à droite. Je l'ai suivie et j'ai subi une longue rafale de tir de la tourelle dorsale de l'avion, qui est passée au-dessus de mon aile principale droite. J'ai viré à gauche tout en plongeant et ai perdu le visuel. Le contact a été repris à une distance d'un mile, légèrement en dessous et à 30 degrés à droite quand nous étions à 3000 pieds. Je me suis mis à niveau et me suis rapproché quand le visuel a été obtenu à une distance de 1000 pieds légèrement en dessous. L'avion a de nouveau ouvert le feu avec une rafale très imprécise et a manqué sa cible. L'avion continuait toujours ses manuvres pour échapper et a effectué un demi-tonneau à bâbord, puis est descendu verticalement, ce qui m'a fait le dépasser car je n'étais pas préparé à reproduire les manuvres de l'autre avion à une altitude aussi faible. J'ai fait un virage serré à gauche tout en perdant de l'altitude. À ce moment, pendant le virage serré, mon navigateur et moi avons vu une violente explosion au sol avec une grande quantité de flammes sur la gauche à ce qui devait être la position approximative de l'avion. En raison des manuvres de fuite et de la rapidité des événements, je n'ai pu à aucun moment au cours de la poursuite identifier cet avion qui était toujours en dessous. J'ai tenté tout au long de me positionner mais n'ai pas réussi à cause des compétences de pilotage de l'autre pilote. Je voudrais ajouter que je n'ai jamais vécu de telles manuvres d'évitement aussi violentes. L'avion s'est écrasé à 03h31 environ, au sud-ouest de Rennes.
Je revendique la destruction d'un JU. 188 ((Ju 88 R-2 - (WNr. 751123) et de deux avions ennemis non identifiés. Il y a eu trois victimes, dont deux non identifiées, qui se sont écrasées au sol alors qu'elles tentaient d'échapper à notre avion. Sud-ouest de Rennes. Troisièmement, un Ju 188 abattu Sud-ouest d'Avranches. Caméra ciné utilisée automatiquement.
Station Tailcoat : Dans le contexte des chasseurs de nuit de la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale, « Bedlam » était une station de radio ou un centre de contrôle. Il a joué un rôle crucial en guidant les chasseurs de nuit pour intercepter les avions ennemis. Lorsqu'un chasseur de nuit était en vol et avait besoin de conseils, il contactait Bedlam pour obtenir des instructions sur l'interception des bombardiers ennemis ou d'autres cibles. Bedlam fournirait des vecteurs (directions) pour guider le chasseur de nuit vers la cible. La communication entre Bedlam et les chasseurs de nuit était essentielle au succès des interceptions. Frac :« Tailcoat » était une autre station de radio ou centre de contrôle qui travaillait aux côtés de Bedlam.Comme Bedlam, Tailcoat a fourni des vecteurs et des conseils aux combattants de nuit lors de leurs patrouilles. Les Nightfighters recevraient des instructions de Tailcoat sur où se positionner et comment intercepter les avions ennemis. Ces stations de radio ont joué un rôle essentiel dans la coordination des opérations des chasseurs de nuit et dans la garantie d'une défense efficace contre les bombardiers ennemis.Ces termes donnent un aperçu fascinant du réseau complexe de communication et de coordination en temps de guerre.
A propos de l'utilisation des bombes planantes
Henschel Hs 293, utilisées en Normandie avec les
Heinkel He 177. Les
Heinkels He 177 Greif (Griffin) en mission en
Normandie, récit de Chris Goss. Contact
avec l'auteur le 02 juillet 2024.
À cette date, tous les Heinkel 177 avaient
été rapatriés en Allemagne où
ils effectuaient des vols opérationnels occasionnels,
mais je n'en ai aucune trace. Tu as pensé au KG 100 :
La nuit du 7 août verra au moins une nouvelle attaque
menée par huit Do 217M-11 du III./KG 100 au-dessus de
la Normandie, mais contre des destroyers signalés au
large de l'estuaire de la Sélune, date à
laquelle la Luftwaffe avait admis que lors de toutes les
attaques précédentes, seuls quelques
équipages avaient enregistré des coups
sûrs. Il avait également été dit
aux équipages que s'ils ne pouvaient garantir un coup
sûr, ils devaient viser les routes d'approche et il
semblerait que cette nuit, la moitié des
équipages se soient dirigés vers le pont et
l'autre moitié vers les routes. Cette nuit-là,
le lieutenant Hans Kieffer avait atterri de force au large
de Majorque le 1er avril 1944. Ensuite, il
était avec le 6 Staffel suivant, mais avec le KG 100
dans l'espoir de se convertir au He 177, il était
passé au III Gruppe, il volait maintenant avec le 7
Staffel. Il avait décollé entre 00h30 et 01h00
et à 03h00, il s'approchait de la zone cible à
une altitude de 1200 m pour constater qu'une brume au sol
jusqu'à 500 m avait obscurci le pont. C'est alors que
le Do 217 M-11 a été attaqué par ce
qu'ils pensaient être un Beaufighter, mais il
s'agissait en fait d'un P-61 Black Widow du 422nd Night
Fighter Sqn, piloté par le 2/Lt Eugene Axtell et
l'officier d'aviation Joseph Crew. Ils avaient
décollé de l'aérodrome avancé
A-15 de Maupertus à l'est de Cherbourg à 01h30
et rapportaient ce qui suit : " La cible effectuait une
légère action d'évitement
jusqu'à ce que la portée soit fermée
à un mile lorsque l'e/a a commencé à
effectuer une violente action d'évitement tout en
perdant de l'altitude de 8 000 pieds à 4 500 pieds.
Pour réduire davantage la portée et la vitesse
au-delà de Une vitesse de 300 mph était
nécessaire mais le visuel a été obtenu
à 1 500 pieds. Lorsque la portée était
d'environ 1 000 pieds, la cible a ouvert le feu, obtenant
des frappes sur l'hélice tribord du P-61 et sur le
côté droit du fuselage juste à
l'arrière du pilote avec une mitrailleuse de 13 mm.
La portée a été encore fermée
à 600. ft lorsque la cible a été
identifiée comme étant un Do 217. Trois
rafales ont été tirées totalisant 120
coups. Des fragments ont quitté la cible,
après quoi l'action d'évitement s'est
arrêtée et il a baissé le nez et a
commencé à perdre de l'altitude dans un
plané de 30°. semblait se séparer et
qu'il semblait voler à travers la cible qui a ensuite
plongé verticalement à travers la couche
nuageuse qui se trouvait à 3 000 pieds.
L'équipage allemand a rapporté avoir pris de
violentes mesures d'évitement et que la
troisième rafale de feu du chasseur de nuit a
endommagé les ailerons et fait exploser le
réservoir du fuselage, de sorte que le He 293 a
été largué et l'équipage a
sauté.
Les pertes du KG 100 Wiking en Normandie entre le 2 au
8 août 1944
Le combat aurait eu lieu à 03h10 au-dessus de
la Baie du Mont Saint-Michel et bien que l'équipage
américain n'en ait évoqué qu'un
probable, le Do 217 s'est écrasé à
03h15 à cinq kilomètres au sud de Vire. Tous,
sauf le Bordfunker Uffz. Max Hochholzer, ont
été capturés. Un deuxième Do 217
piloté par le Lt. Rudolf Engelmann du 9./KG 100 a
été perdu cette nuit-là, probablement
l'un des deux Do 217 revendiqués par le Flt Lt.
Johnnie Surman et son Nav/Rad Fg Off Clarence Weston du 604
Sqn à 01h53 et 03h05. heures (après avoir
abattu un Bf 110G-4 du 8./NJG 4 piloté par le
vainqueur de Ritterkreuz Hptm Helmut Bergmann avant cela
près de Mortain - il est probable que sa
deuxième victoire cette nuit-là fut un autre
Bf 110G-4 du 8./NJG 1 piloté par le Fw. Günter
Zimmermann). L'équipage allemand a
déclaré avoir été
endommagé par la Flak puis abattu au nord de Vire par
un Mosquito vers 3 h 30, Engelmann étant tué
et les trois autres capturés, dont le Bordfunker Fw.
Wilhelm Streb qui avait reçu le Deutsches Kreuz in
Gold avec 5./KG 26 en janvier 1943.
Il est donc fort probable qu'il s'agit d'un Do 217K
qui était alors basé à
Toulouse-Francazal. Bien que touché et sans doute
rentré, sans blessés il ne se trouve pas
comptabilisé dans les pertes du groupe.
Page 308
Août 1944
2/3 août 8/9 août 1944
Pour stopper l'avancée alliée, des
missiles guidés (Hs 293 et PC 1400 X) furent
utilisés pour la première fois contre des
cibles terrestres ! Lors d'une attaque nocturne les 2 et 3
août, un pont près de Pontaubault devait
être détruit afin d'empêcher l'ennemi de
traverser rapidement. Cependant, en raison de la mauvaise
visibilité et de la forte défense ennemie, une
cible alternative près d'Avranches dut être
attaquée. Certains équipages du III./KG 100
effectuèrent même une seconde mission cette
nuit-là pour détruire ce pont. Dans la nuit du
4 août, l'attaque du pont de Pontaubault fut
répétée. Cette fois, le pont fut
touché et détruit par l'équipage de
l'officier Kube. Malheureusement, deux équipages
furent perdus au cours de cette mission.
L'équipage de lUffz. August Stolzenberg
(Do
217 M 11, 6N + DR, Werk Nr. 2926) appartenait au
8. Staffel. L'« ancien équipage » de
lOfw. Konrad Doser, appartenait également au 8.
Staffel. Au retour de la mission ennemie, ils furent abattus
près de Vannes et périrent. Seul le
mécanicien de bord, le Fw. Walter Erhardt,
survécut, grièvement blessé.
Dans la nuit du 5 août, une autre mission fut
menée vers les ponts de la région de
Pontaubault. L'équipage du Fw. Helmut John (Do 217 M
11, 6N + MS, Werk Nr. 3057) ne revint pas de cette mission.
La nuit suivante, le III./KG 100 attaqua un pont routier
près de Pontorson. L'équipage du lieutenant
Alfred Schlecht, de l'état-major du III.
Group, ne revint pas à bord de son Do 217.
Dans la nuit du 6 au 7 août, un pont près
d'Avranches devait être détruit. Cette fois,
les équipages du lieutenant Hans Kiefer (Do 217, 6N +
GR) de la 7. Staffel, (Perte signalée à 5
km au sud de Vire - list AIK Air Ministry) et celui du
lieutenant Rudolf Engelmann de la 9. Staffel ne revinrent
pas (Perte signalée au nord de Vire - list AIK Air
Ministry). L'équipage du lieutenant Kiefer fut
achevé par un Mosquito du 604ème.
Le lieutenant Engelmann était un pilote très
expérimenté, fort de plus de 400 missions de
combat à son actif ! Lors des attaques contre des
destroyers au large d'Avranches, les 7 et 8 août,
l'équipage de l'Uffz. Hans-Joachim Schildknecht de la
8. Staffel fut perdu. Touché par la D.C.A, il
s'écrase entre Saint-Hilaire et Mortain à
1 h 00. (Perte signalée auprès de
St Hilaire/Mortain- list AIK Air Ministry).
L'équipage du lieutenant Werner Kirstenpfad eut une
nouvelle fois de la chance cette nuit-là. À
21h14, il endommagea gravement un destroyer au large de
Saint-Malo. Après son retour de mission, les
appareils furent rechargés, ravitaillés en
carburant et préparés pour une seconde mission
la nuit même. Cette fois, l'équipage du
lieutenant Kirstenpfad coula un navire marchand de 10 000
tonnes vers 1h04, au large de Saint-Malo. La nuit suivante,
l'équipage du lieutenant
Armin Garbe, de la 8. Staffel, ne revint pas
d'une mission aux Sables. L'équipage de l'Uffz. Erich
Scheler, de la 7. Staffel, fut également abattu au
cours de cette mission aux Sables.
L'Oblt
Roderich Cescotti, pilotant un Do
217M-11 avec le Stab III./KG 100, écrivit
à propos de la mission de cette
nuit-là : « Lorsque, le soir du 7
août 1944, je décollai de
Toulouse-Blagnac pour ma première sortie de
combat « normale »
c'est-à-dire contre des combattants
alliés réguliers depuis
près d'un an, les Alliés
étaient bien implantés dans le nord
de la France, ayant déjà pris
Saint-Malo et Brest et encerclé les
principales bases de sous-marins de Lorient et
Saint-Nazaire. Notre objectif était la baie
d'Avranches, objectif de la contre-offensive
allemande au pied de la presqu'île du
Cotentin, par où affluaient les ressources
alliées. J'étais aux commandes de l'un des 37
exemplaires de la variante M-11 du Dornier Do 217
qui avaient été produits
à mon avis, le meilleur bombardier de la
Luftwaffe entré en service avant 1945. Le Do
217 M-11 était propulsé par deux
moteurs en ligne DB 603 et avait une envergure
supérieure d'environ cinq mètres
à celle des variantes conventionnelles du
Dornier Do 217. Ceci, combiné aux 3 500
ch développés par les moteurs,
conférait à ce type d'appareil
d'excellentes performances : rapide,
performant en montée et maniable sans
faille, quelle que soit la situation. Sous le
fuselage se trouvait un Hs 293 et mon observateur,
Carl Hintermayr, disposait du système de
guidage longue portée le plus récent,
un FuG 203 c « Kehl IV »,
utilisé pour guider la bombe planante
Henschel et la bombe à distance de
sécurité Fritz X. Nous avons
survolé la France en direction du
nord-nord-est par un ciel nocturne
dégagé. Nous pouvions apercevoir la zone de combat de
loin, des faisceaux lumineux éclairant le
ciel, des projecteurs balisant une ceinture
antiaérienne établie autour de la
zone de débarquement alliée. À
4 000 mètres d'altitude, nous avons
facilement repéré la baie
d'Avranches, grouillante de navires de tous types.
Il était hors de question que nous ramenions
le Hs 293 à Toulouse. J'ai commencé
à descendre à travers la ceinture
antiaérienne pour mieux voir ce qui se
passait. Juste devant nous, une immense silhouette
se dessinait, mais j'ai dû m'arrêter
avant qu'Hintermayr puisse la repérer
clairement sur son écran. Nous avons fait
demi-tour pour un deuxième essai. Tout
était prêt. La silhouette sombre se
trouvait à deux ou trois kilomètres
devant nous. Nous avons foncé droit sur
elle, maintenant le cap, droit comme un roc, pour
faciliter au maximum la tâche de mon
observateur qui guidait le missile vers la cible.
Puis, un sifflement à peine perceptible, une
lueur diffuse sous notre ventre et un point
lumineux rouge ont jailli de l'avion dans
l'obscurité devant nous : le Hs 293
avait été lancé. J'ai maintenu
mon cap et mon altitude, même si nous
étions maintenant sous un feu
antiaérien intense. Plus que quelques
secondes avant une énorme explosion devant
nous. Soudain, la lumière rouge à
l'arrière de la bombe s'est
éteinte : nous avions perdu le
missile ! Impossible de le diriger plus loin.
Plein de rage et de déception, je poursuivis
ma route vers notre cible, déterminé
au moins à lui permettre de tirer une salve
de nos mitrailleuses jumelles dans le nez, mais le
navire un destroyer était
désormais en état d'alerte maximale
et ripostait. Je hissai le Dornier dans une
montée difficile pour sortir de la zone
dangereuse, entamant un virage serré vers le
sud et le retour. Nous commencions à nous
sentir un peu plus en sécurité
lorsque soudain des balles traçantes
passèrent près de nos oreilles
à cet instant, notre opérateur radio
signala au moins deux bimoteurs sur nos talons
!
Une autre page importante de l'hsitoire se
déroule entre le 1er et 5 aout
1944. Pour une fois nous allons parler de soldats
Français. Selon
le journal de marche de la 2ème
Division Blindée du Général
Leclerc. Entre ce 1er et 5
aout 1944, a lieu le débarquement et
regroupement de la division dans la zone de la
Haye-du-Puits. Le 6, mouvement de la division en
direction du sud, et stationnement à
Saint-James. Rassemblée dans la
région dAvranches, elle part le 8 en
deux colonnes vers le Mans afin de couper la
retraite des armées allemandes vers Paris.
Extrait de « LECLERC
Maréchal de France ».
Général Jean COMPAGNON (CR).
Flammarion. Le 6 août, enfin au
complet, la division fait mouvement vers le sud,
passe le pont de Pontaubault et cantonne dans la
région de Saint-James-Barrage de Vezins sur
la Sélune, au sud de ce petit fleuve venant
de la région de Mortain à vingt-cinq
kilomètres en amont. Le 6 au soir, la zone
de stationnement de la 2e DB fait lobjet
dun bombardement aérien allemand qui
cause quelques pertes, notamment au bataillon
médical. Un infirmier, François
Jacob, est blessé au bras droit.
Extrait du J.M.O. du III/R.M.T. Lundi 7
Août. Dans la nuit, visite davions
ennemis qui effectuent des reconnaissances et
envoient quelques bombes de gros calibre
vraisemblablement sur les barrages de la Selune en
amont de notre stationnement. XI-64 RADB : La Lutfwaffe se montre
agressive et causera des pertes sensibles au
bivouac des unités voisines sans dommage
toutefois pour le groupe.
*Le 9 août 1944, à 20 heures, quatre Do
217 M 11 de la 7. Staffel s'échauffaient, remplis
à ras bord de carburant et de munitions, avec sous le
ventre un Hs 293. Ils roulaient lentement vers le
décollage. Trois aviateurs (de garde pour
décollage) se tenaient au garde-à-vous au bord
de la piste pour abaisser le drapeau de la Geschwader et
saluer le départ de leurs camarades pour la mission
ennemie. Presque un peu solennel, pensions-nous, sans le
dire. À 20 h 10, nous décollions. Cette fois,
nous nous dirigions vers les Cornouailles - Lands End,
à l'extrême sud-ouest de l'Angleterre. Un
convoi naval devait être localisé et
attaqué. Pour la première fois depuis
longtemps, nous avons décollé alors que le
soleil était encore bien au-dessus de l'horizon. Le
fait que notre route d'approche, après avoir
survolé la côte d'Arcachon, nous conduisait
probablement loin au large, hors de portée radar,
explique sans doute notre départ en plein jour. Tout
semblait en ordre tandis que nous volions paisiblement en
formation vers le soleil couchant. Ce n'est qu'en prenant un
cap au
nord, à une distance convenable de la
côte atlantique, que nous avons dispersé la
formation et volé en ligne largement
dispersée, de sorte que chacun puisse voir les autres
à sa gauche ou à sa droite. Nous avons
survolé la mer à basse altitude, scintillant
sous le soleil couchant, cap au nord. La visibilité
horizontale était assez mauvaise, typique d'un
anticyclone des Açores. Nous volions depuis environ
une heure et nous nous trouvions à environ 60 km
à l'ouest de l'estuaire de la Gironde, lorsque
soudain, au nord de nous, des avions sont apparus, sortant
de la brume, volant vers nous.
Page 310
Quelqu'un a crié « Me 410 ! » Mais en
voyant les bandes noires et blanches d'invasion sur les
ailes, nous avons su qu'il s'agissait de Mosquitos. Peu
à peu, nous avons compris qu'il s'agissait d'une
formation plus importante, composée de 15 à 20
appareils. Compte tenu de la vitesse de croisière
moyenne des deux formations, nous devions nous foncer l'un
vers l'autre à une vitesse relative d'environ 800
km/h. Léquipage de Lüders, sur notre
gauche, volant plus loin au-dessus de la mer, a viré
encore plus à l'ouest à plein régime,
disparaissant finalement dans la brume. Nous avons fait de
même, mais avons rapidement abandonné notre
tentative d'esquive, réalisant que nous tournions en
plein milieu d'un groupe de Mosquitos anglais. Ils
étaient soudain partout, tournant tout aussi
frénétiquement. Ils semblaient avoir du mal
à nous suivre. Cette rencontre inattendue, et le fait
que nous volions si bas, ont dû les
déstabiliser. Ils s'attendaient sûrement
à plus de nous. Pour nous, cependant, une seule
décision s'imposait : terminer au plus vite le virage
entamé vers l'ouest et virer vers l'est, en direction
de la côte. Toute chance de sortir de la zone du
groupe de Mosquitos semblait inexistante. Nous souhaitions
au moins nous rapprocher un peu plus de la côte. Les
virages exigeaient toute ma concentration, et mon seul souci
était d'éviter de toucher l'eau avec l'aile !
Nous volions bas, et le nouveau Do 217 M 11 n'avait pas
d'aile allongée. Nous ne volions donc qu'à
quelques mètres au-dessus de l'eau, et j'étais
content de pouvoir redresser l'avion, vers l'est.
Le reste de l'équipage était maintenant
en position défensive. Que vont faire les Mosquitos ?
Quand attaqueront-ils ? Je ne voyais aucun de nos autres
appareils ; nous étions trop préoccupés
par notre propre situation. L'hésitation des Tommies
confirma une fois de plus que nous avions dû les
déstabiliser. Ils cherchaient sûrement encore
leur chemin. Peu après, notre opérateur radio
signala une première approche de deux Mosquitos. Il
me donna d'assez bons rapports de position tandis qu'ils
approchaient et nous attaquaient. En m'écartant, je
pus repousser la première et la deuxième
attaque. J'ai également réussi à
repousser la troisième, mais deux autres Mosquitos
nous suivaient de près, et nous ne pûmes les
déjouer. Ils nous touchèrent de plein fouet et
explosèrent les hublots de notre cockpit panoramique
avec leurs canons. Notre moteur, en feu, tourna à
plein régime et ne pouvait plus être
régulé. Combien de temps encore allait-il
tenir ? Le DB 603 était certes un bon moteur, mais sa
puissance maximale continue autorisée n'était
encore que de cinq minutes. De toute façon, je ne
pouvais pas prévoir cela ; je devais m'attendre
à ce que le feu puisse provoquer une explosion
à tout moment, qui nous mettrait en pièces,
avec notre carburant et nos munitions.
Notre opérateur radio, de retour dans sa «
cloche de verre », avait été
touché, car il ne répondait pas. Notre «
mitrailleur de bord » avait dû être
blessé aussi. Le pauvre homme ne trouvait pas d'abri
convenable pour échapper aux canons des Mosquitos.
Pendant ce temps, les Tommies lançaient une nouvelle
attaque, nous tirant dessus de toutes leurs armes, secouant
l'avion tout entier. Nous ne pouvions plus nous
défendre. Le Dornier continuait de voler, moteur en
feu, comme dans un tourbillon. Mon observateur était
allongé devant moi dans le cockpit fracassé.
Mon blindage lui assurait au moins une certaine protection
à cet endroit. Le blindage du siège pilote
était excellent, car je n'ai subi aucun dommage sous
les tirs féroces et j'ai pu continuer à
piloter mon avion mortellement blessé. Notre «
mitrailleur de bord » a dû devenir fou furieux,
car il a sauté par l'écoutille à
quelques mètres de hauteur juste avant l'amerrissage
d'urgence. Notre « benet » était encore
attaché au fuselage et a été
largué au dernier moment. Cela aurait certainement
constitué un obstacle considérable lors de
l'amerrissage qui a suivi. Avec le moteur droit en marche
à plein régime tandis que le gauche tournait
normalement, le Dornier prenait une inclinaison incroyable
vers la gauche, et il ne pouvait être maintenu droit
qu'au prix d'un effort considérable. Je savais que je
devais mettre le Dornier à l'eau en un clin d'oeil,
mais il allait trop vite. Par précaution, j'ai
largué ma fenêtre de sortie pour éviter
qu'elle ne se bloque à l'impact.
Page 311
La trappe de plancher et ma trappe de sortie avaient
disparu, ce qui signifiait que l'effet d'aspiration et de
traction, également causé par les vitres
brisées, libérait les grandes quantités
de paillettes transportées et les faisait
tourbillonner à travers l'avion. C'était un
véritable défi de maintenir le Do 217, qui
filait au ras de l'eau, à mi-chemin dans ce chaos. Je
me demandais encore : devrais-je tenter de prendre de
l'altitude et de m'éjecter, comme on nous l'avait
toujours conseillé ? On nous avait toujours vivement
déconseillé d'amerrir, car le Do 217 ne flotte
pas, il coule. Mais comment pouvais-je faire une chose
pareille avec un avion aussi endommagé ? Non,
c'était impossible, me suis-je dit. J'ai donc
décidé de mettre lavion à l'eau
avant qu'il n'explose. Le feu faisait rage de plus en plus
intensément. J'ai donc tout remis à
zéro. L'équipage arrière avait
quitté l'appareil, et l'observateur, comme je l'ai
découvert plus tard, gisait blessé dans le
cockpit devant moi. Donc, en plus de maintenir l'avion en
ligne droite, un autre tour de force était
nécessaire : maintenir le lourd Dornier pour qu'il
atterrisse le plus doucement possible. Il s'agissait donc de
bien s'accrocher. J'y suis parvenu avec un peu de chance et
de patience, comme souvent dans la vie. J'ai senti sa queue
claquer contre la crête des vagues, puis, le nez
relevé, il s'est posé docilement dans l'eau.
On imagine involontairement comment la théorie se
transforme soudain en dure réalité. Le Do 217
n'a pas coulé, a tenu bon, et j'ai pu sortir de ma
trappe de toit. Je pense qu'on fait beaucoup de choses
automatiquement et instinctivement. Quoi qu'il en soit, avec
cet amerrissage, j'ai probablement fait le meilleur
atterrissage de ma vie. Là, il me manque quelques
secondes du reste. Peut-être que le moment de
l'amerrissage, la tension et l'intense concentration qui
l'accompagnaient m'ont un peu choqué. Quoi qu'il en
soit, je ne me suis réveillé que lorsqu'il y a
eu un étrange gargouillement et un bruit de
précipitation tout autour de moi, et de petites
fontaines d'eau et de bulles d'air causaient des
problèmes partout. Je me suis tenu debout, le pied
gauche sur le moyeu de l'hélice de mon moteur gauche,
en m'agrippant à l'une des pales. Le moteur s'est
brusquement incliné vers la droite, vers la partie la
plus durement touchée. C'est là que l'eau
bouillonnait le plus, et c'est donc l'appareil qui se
remplissait le plus vite. L'aile droite et le moteur
étaient à peine visibles. Je me suis dit :
« Éloigne-toi au plus vite de l'oiseau en train
de couler pour éviter d'être emporté.
» Tout s'est déroulé très vite ;
je crois qu'il a fallu moins de deux minutes avant que
seules l'extrémité de l'aile gauche et la
double dérive ne dépassent de l'eau, et
l'appareil a coulé. Notre bon et rapide 6N + BR, qui
avait survécu à de nombreux engagements
nocturnes difficiles avec la chasse et la DCA et nous avait
ramenés à bon port, n'était plus. Il
emportait avec lui notre opérateur radio Werner
Abbrederis. Sans lui, nous ne nous en serions certainement
pas sortis aussi facilement. Vu le timing, notre
mécanicien de bord Georg Amschler devait être
à proximité, car il avait sauté en
parachute quelques secondes seulement avant l'amerrissage.
Je ne voyais rien, même si j'ai cru entendre des cris
à proximité. En revanche, je ne pouvais pas
imaginer qu'il ait survécu à l'impact avec
l'eau. Après tout, le Dornier a amerrit à au
moins 250 km/h, et avant cela nous allions beaucoup plus
vite.
Un réservoir en feu, probablement de l'aile
droite, flotta un court instant à côté
de moi, fumant abondamment. J'avais peur qu'il ne s'approche
trop près de mon canot monoplace maintenant
gonflé. Finalement, après ce qui me sembla une
éternité, il coula ! Un nouveau drame
commença alors : monter dans le canot monoplace avec
l'équipement que nous avions. Les combinaisons
à poches étaient, comme chacun sait,
bourrées de toutes sortes de choses, comme des
sachets de teinture colorée, un cutter, une lampe de
signalisation, un pistolet lance-fusées, un pavillon
de signalisation, une bonne quantité de munitions
pour fusées éclairantes, ainsi que des rations
de secours. Juste au moment où l'on
sétait hissé jusqu'aux hanches dans le
canot avec beaucoup de patience, de force et de ruse,
l'ensemble basculait et nous atterrissait sur la tête.
Cela rappelait les blagues des exercices d'embarquement dans
la piscine d'une base aérienne. En
réalité, cela s'avère être un
véritable problème, et il se pourrait bien que
vous ne puissiez pas y arriver. Tout au plus faudrait-il se
libérer d'un peu de lest pour devenir plus
léger.
Page 312
Mais qui jette quelque chose quand on ignore la
durée d'une telle traversée en mer ?
Après de nombreuses tentatives infructueuses, j'ai
interrompu mes efforts acharnés pour reprendre des
forces. Entre-temps, les Tommys m'avaient encore
survolé à basse altitude à deux ou
trois reprises, et j'ai cru qu'ils allaient me mitrailler.
Mais ils ont ensuite fait demi-tour et m'ont
abandonné à mon sort. Alors que j'observais
les alentours l'horizon n'était de toute
façon que de l'eau à la recherche d'une
fusée éclairante ou d'un signal de
fumée, peut-être provenant d'autres camarades
abattus, j'ai repéré mon observateur, Hermann
Thielemann, assis tout près de moi dans son canot. Je
ne pouvais pas expliquer pourquoi je ne l'avais pas
repéré plus tôt. Il avait plusieurs
blessures et contusions et avait dû lutter pour monter
dans son canot. Son état le confirmait. Pour moi,
Hermann était une véritable
bénédiction, car sans lui, j'aurais eu du mal
à monter dans mon canot. Il m'a aidé en
maintenant mon bateau pour qu'il ne chavire pas. Grâce
à une roulade avant, j'y suis finalement parvenu.
Nous avons amarré nos embarcations pour ne pas nous
perdre dans la mer qui grossissait. J'ai ensuite pris le
relais pour nous retrouver et ainsi nous secourir. À
intervalles rapprochés, j'ai tiré des
fusées éclairantes rouges et blanches pour
alerter les avions ou les navires de sauvetage de notre
présence. Mais tout autour de nous, un grand silence
régnait, troublé seulement par le bruit du
vent et des vagues. Le soleil avait déjà
disparu à l'horizon depuis plusieurs minutes
lorsqu'une nouvelle secousse nous a traversés.
À plusieurs endroits, nous avons aperçu les
nageoires dorsales et caudales de poissons plus gros
apparaître à quelques pas. Ma première
pensée a été : des requins arrivent.
J'ai rapidement armé la sécurité de mon
pistolet et j'ai attendu de voir ce que ces bêtes
allaient faire. C'est une sensation étrange
d'être assis dans un si petit canot pneumatique,
d'où l'on pourrait tomber au moindre choc. À
notre grande surprise, cependant, ils ont obstinément
continué leur chemin, se dirigeant peut-être
vers la côte. Comme certains sautaient beaucoup, je me
suis dit que ce devaient être des dauphins, et
heureusement, ce sont des créatures marines
pacifiques. Le pistolet est retourné à sa
place et j'ai commencé à vérifier notre
équipement à la nuit tombante. Il me manquait
mes rations de secours ; elles avaient dû tomber de ma
veste. De toute façon, je n'avais pas envie de
chocolat au cola, car les premières gorgées
d'eau de mer involontaires près de l'avion en train
de couler avaient été mélangées
à une bonne quantité d'huile et de carburant,
et il a fallu un certain temps à mon estomac pour
s'en débarrasser. À peine étais-je
calmé, si on peut dire, qu'une nouvelle surprise
arrivait. Pendant l'inspection, ou plutôt pendant le
toujours nécessaire renflouement du canot on
est constamment assis dans l'eau j'ai
découvert que le bateau de mon observateur ne tenait
plus l'air et commençait à se ramollir. Je ne
lui avais même pas dit qu'il m'attrapait par le cou
avec son bras droit et criait : « Je retombe du bateau
! » Une réaction qui me montrait qu'Hermann
avait dû se donner beaucoup de mal pour monter dans
son bateau. En grimpant, il avait déchiré le
pneumatique avec ses ongles. Malgré mes paroles
aimables, il ne voulait pas me lâcher ; il
s'accrochait même plus fort, si bien que j'avais peur
de chavirer moi aussi. J'ai dû me dégager et
j'ai réussi à allonger Hermann sur moi pour
qu'il puisse sortir son bateau de l'eau.
C'était incroyable comme il y est parvenu :
alors que je le tenais par le bras droit, il a
soulevé son canot presque inondé de la main
gauche et l'a laissé se vider. Le trou a ensuite
été ligaturé comme le bout dune
saucisse, et Hermann a regonflé l'engin. Conclusion :
Le bateau était tellement gonflé que lors du
transfert, le noeud s'est détaché avec un
bruit sourd. J'ai retransféré et
répété l'opération. Cette fois,
j'ai moins gonflé, et heureusement, le noeud a tenu.
Ce n'est qu'après qu'il ait été
complètement vidé de l'eau que je l'ai
regonflé, et il a bien tenu. Le gonflage a
demandé un effort considérable, compte tenu de
l'endurance nécessaire pour faire bien rond un ballon
de plage assez grand. La nuit était presque
tombée.
Page 313
Il me sembla enfin que la paix était revenue
après avoir écopé mon bateau, rempli
d'eau deux fois plus lourde que son poids. Le magnifique
ciel étoilé au-dessus de nous m'incita
à déterminer la direction dans laquelle nous
dérivions. Je trouvai rapidement l'étoile
Polaire, mais à quoi bon ? Le balancement constant
des vagues n'apporta aucune solution ; aucun point de
repère fixe n'aurait pu m'aider à trouver ma
direction. Les fusées éclairantes que je
lançais de temps à autre transformaient la
surface de l'eau en un véritable miracle de
lumière et d'éclat. La nuit passa ainsi, et le
froid s'insinua à travers mes vêtements
mouillés et jusque dans mes membres. Si seulement je
n'étais pas constamment assis dans l'eau ; ces canots
pneumatiques monoplaces n'étaient certainement pas un
bon dispositif de sauvetage. Vers 2 h 30 du matin, nous
aperçûmes une fusée éclairante
jaune au loin. Son bref éclat nous indiqua qu'elle
devait être assez loin. J'ai alors tiré
plusieurs fusées éclairantes rouges pour
montrer notre position. Un long moment s'écoula avant
que la fusée ne soit à nouveau visible. Cette
fois, cependant, la fusée montait plus haut, donc
quelqu'un devait se diriger vers nous. Comme le vent se
levait, on entendait parfois le bruit étouffé
d'un moteur, tantôt fort, tantôt plus
faible.
Après un moment d'attente, une lumière
blanche apparut à l'horizon, grossissant sensiblement
et se dirigeant vers nous. On entendait maintenant plus
distinctement le moteur diesel d'un navire, ronflant de plus
en plus fort, jusqu'à ce que soudain deux projecteurs
scrutent la mer. Quelques-unes de nos fusées blanches
leur indiquèrent le chemin. Nous distinguâmes
la silhouette d'un dragueur de mines ou d'un patrouilleur
fonçant vers nous. Ils arrêtèrent leurs
moteurs et les projecteurs se remirent à nous
chercher. Puis nous entendîmes l'ordre dans un
mégaphone : « Attention, corde lancée !
» et nous sûmes quils étaient
nos sauveteurs. La corde fila à toute vitesse, hors
de notre portée. La suivante arriva, et je pus
lattraper aussitôt. Nous fûmes
tirés et hissés à bord. Quelle
sensation d'être secourus et de retrouver, bien que
flottante, la terre ferme sous nos pieds ! Nos membres
étaient raides de froid, nous ne pouvions plus nous
tenir debout. Les marins nous accrochèrent fermement
les bras et nous ramenèrent sous le pont. Une douce
chaleur nous enveloppait, et la petite cabine me semblait un
paradis. Nous avons finalement ôté nos
vêtements froids et humides, et la chaleur est revenue
peu à peu dans nos corps. Les mains vigoureuses
dun marin caressaient nos corps gelés. Je me
suis vite remis sur pied et me sentais bien,
emmitouflé dans une couchette chaude. Le ronronnement
régulier du moteur et le léger roulis du
bateau m'apportaient une sensation de sécurité
réconfortante. Le maître d'équipage m'a
apporté un café délicieusement
parfumé. Malheureusement, je n'ai pas pu le finir ;
le goût de l'eau salée, de l'huile et de
l'essence persistait dans mon estomac et ma gorge. Les
camarades de la marine étaient vraiment merveilleux
et ont pris soin de nous du mieux qu'ils ont pu. Ils ont eu
beaucoup de mal avec mon observateur, qui refusait de se
réchauffer ; il devait être en grave
hypothermie. Finalement, ils y sont parvenus, et Hermann a
repris des couleurs. Le maître d'équipage en
chef m'a indiqué sur une carte marine l'endroit
où nous avions été
récupérés. « Profondeur de la mer
: 138 m », m'a-t-il dit, « et à 40 milles
de la côte. » Soudain, la cloche du navire sonna,
les moteurs s'arrêtèrent et tout le monde
courut sur le pont, aux postes de commandement. Je ne
pouvais pas laisser passer cette occasion et voulais voir ce
qui se passait, alors je montai sur le pont. C'était
une alerte aérienne, et les marins furent
stupéfaits de me voir parmi eux, à
l'affût du bruit lointain des avions. Au loin,
à l'est de nous, on entendait un Tommy se diriger
vers le nord, en direction de chez lui. Peut-être
s'agissait-il d'un de ces chasseurs de nuit à long
rayon d'action, des Beaufighters ou des Black Widows, qui
avaient si souvent suivi nos avions jusqu'au sud de la
France et avaient attendu leur chance à l'approche de
notre base. Au bout de quelques minutes, le silence
régna de nouveau. Tout le monde retourna sous le
pont, sauf les hommes de quart. À toute vitesse, nous
fîmes route vers la côte. Le jour nouveau ne
tarderait plus à poindre à l'horizon. Notre
bateau poursuivit sa route sans autre incident. Une brume
épaisse régnait au lever du soleil.
C'était une bonne chose pour nous, car cela nous
protégeait bien des regards de nos camarades de
l'autre bord.
Page 314
Nous avons donc débarqué sains et saufs
dans le petit port de Royan, à l'embouchure de la
Gironde. Une ambulance, commandée par radio, nous
attendait déjà. Il fallait faire vite, car nos
camarades de la marine devaient se rendre un peu plus au
nord, dans la région de l'île
d'Oléron/La Rochelle. C'est compréhensible,
car qui voudrait être la cible des chasseurs de
Mosquitos, comme nous en ferions souvent l'expérience
les jours suivants ? Nos Mosquitos étaient ceux qui
attaquaient quotidiennement les gros navires ancrés
dans les baies et les ports, principalement des
ravitailleurs, des forceurs de blocus, etc., et les
incendiaient. Nous avons assisté à de
magnifiques spectacles, car ces attaques mettaient à
genoux plus d'un gros navire. Nous avons salué nos
camarades de la main avant qu'ils ne disparaissent dans la
brume matinale. Quelques jours agréables dans un
petit hôpital de l'armée de l'air, directement
sur la plage, avec de bons soins, nous ont vite remis sur
pied. Il était temps, car notre médecin de
l'air nous informa que toutes les unités devraient
bientôt reprendre le chemin du retour. Nous devions
abandonner tout espoir d'être ramenés à
Toulouse par le Fieseler Storch. Malheureusement, car la
marche du retour, avec toutes ses souffrances, avait
commencé. J'aurais souvent souhaité pouvoir
chercher mon chemin dans le ciel nocturne plutôt qu'en
bas, dans le tumulte désolé des rues
encombrées et en déroute, au lieu d'avoir
constamment affaire à des maquisards courageux et
traîtres. Sur la Loire, nous rencontrâmes les
premiers Américains et fûmes soulagés de
ne plus être une proie facile. Notre voyage continua
vers le nord, mais en captivité, via Cherbourg et
jusqu'en Angleterre
! ».
Équipage :
4 hommes
Motorisation :
2 Daimler-Benz DB 603 - A-2, 12 cylindres,
1750 hp
Envergure :
24.80 m
Longueur :
17.00 m
Hauteur :
5.00 m
Surface alaire :
57.00 m²
Masse à vide :
9450 kg
Masse en charge :
16570 kg
Vitesse de pointe :
533 km/h
Plafond :
9000 m
Rayon d'action :
2300 km
Armement ou charges utiles :
1 canon
MG 151/15 de 15 mm fixe dans le nez.
1 mitrailleuse
MG 131 manuelle à
l'arrière. 1 MG 131 en tourelle.
Batterie de 4 mitrailleuses
MG 81Z tirant à l'arrière
de la queue et une paire optionelle fixe vers
l'arrière.
3 mitrailleuses
MG 15 de 7,92 mm, manuelles,
placés dans le nez et dans des
fenêtres sur les côtés.
Charge offensive de 2 bombes planantes
missiles Air-Sol (comme le Hs 293 ou le Fritz
X).
Le
remplacement du moteur par le Daimler-Benz DB
603 a donné naissance au Do 217M,
similaire au K et dernière version du Do 217
en service au moment de la capitulation allemande.
Le Do 217N était une variante de chasse
nocturne du M, dotée d'un armement pouvant
inclure deux ou quatre canons fixes à tir
ascendant. Le Do 217M était un avion de la
Luftwaffe, bimoteur quadriplace, destiné
à l'interception nocturne et au
bombardement. L'avion était propulsé
par deux moteurs Daimler-Benz DB 603A monocylindres
à refroidissement liquide développant
chacun 1 750 ch au décollage et
1 850 ch à 2 000 m. Sa vitesse
maximale était de 424 km/h et sa vitesse de
croisière maximale de 465 km/h à
5 000 m. Français Son plafond de
service était de 27 559 pieds et son rayon
d'action normal était de 1 090 miles.
L'avion pesait 30 200 livres à vide et 43
607 livres avec ses équipements complets.
Son envergure était de 52'4", sa longueur de
62' et sa hauteur de 16'5". La variante de chasseur
de nuit Do 217N-2/R22 était armée de
quatre mitrailleuses MG 17 dans le nez du fuselage,
de quatre canons MG 151 de 20 mm dans le nez
inférieur et de quatre canons MG 151 de 20
mm tirant vers le haut depuis le fuselage central,
incliné vers l'avant de 70°.
Le Do 217M fut développé
à partir du bombardier Do 217K-1, introduit
par Dornier à l'automne 1942. Le Do 217K-1
possédait un nouveau nez vitré,
intégrant un cockpit révisé et
sans redan, ainsi que des dispositifs
défensifs. Le Do 217M-1 était
essentiellement une version du Do 217K-1
propulsée par un Daimler-Benz DB 603A, et le
Do 217M-5, similaire, était
équipé d'un support sous le fuselage
pour un missile Hs 293. Le Do 217M-3 était
l'équivalent du Do 217K-3
équipé d'un moteur DB 603A, et le Do
217M-11 était un équivalent du Do
217K-2, équipé d'un missile à
envergure allongée. La version Le Do
217M-11, était un porte-missiles à
envergure étendue équivalent au Do
217K-2.
Maquette 1/48 Revell Dornier Do-217E-5 Do 217
iModeler
Voir le récit : Accident
tragique dans la nuit du 15 au 16 Juin 44. Par
Gilles Sigro armurier à Toulouse
Deux Dornier DO 217 K2 et K3 de la
9ème escadrille de la
Kampfgeswader 100 (lescadrille au drakkar) de
retour de mission de bombardement sur Cherbourg
percutent la montagne en rentrant à Toulouse
Francazal
Bombe
planante Henschel Hs 293, A-1
Bombe
planante Henschel Hs 293, A-1
Moteurs :
Moteur-fusée Walter HWK 109-507
fournissant une poussée d'env. 6 kN (600 kp)
pendant 10 s.
Masse au lancement :
975 kg
Longueur :
3,82 m
Diamètre :
0,47 m
Envergure :
3,10 m
Vitesse :
900 km/h
Portée :
20 km
Altitude de croisière :
600 à 800 m
Charge utile :
295 kg
Guidage :
Téléguidée
Plateforme de lancement :
Aéronefs
Rayon d'action :
2300 km
La
bombe planante Henschel Hs 293. Elle
possédait une voilure munie dailerons,
un empennage muni dune gouverne de profondeur
et une propulsion autonome par moteur-fusée
qui fonctionnait pendant 10 secondes et
conférait à la bombe une vitesse de
900 km/h environ. Elle était larguée
à partir dun bombardier, et
était dirigée sur sa cible par
signaux radio.
Composé d'un émetteur
(embarqué sur avion porteur) FuG 203 Kehl
fabriqué par Telefunken et Opta (FuG ?
Funkgerät = appareil radio) et d'un
récepteur (sur la bombe) : FuG 230
Strassburg fabriqué par StaRu (Stassfurter
Rundfunkgesellschaft). Afin de la rendre plus
visible pour le pilote on avait rajouté
à l'arrière une fusée
éclairante pour le jour et une
lumière de couleur rouge pour la nuit.
Le
moteur Walter HWK 109-507, était
un moteur-fusée à ergols liquides,
développé par le constructeur
allemand Hellmuth Walter Kommanditgesellschaft.
Comme les autres moteurs-fusées
conçus par Walter, il fonctionnait en
utilisant du peroxyde d'hydrogène («
T-Stoff »). (T-Stoff
: 72-76% peroxyde d'hydrogène H2O2 + 18-19%
eau H2O + 5-10% ( 8-oxyquinoline + phosphate de
sodium Na3PO4 + acide phosphorique H3PO4 ),
hypergolique avec le C-Stoff).
A propos de la combustion des ergols
liquides, puisque que si nous nous
référons au rapport de la mission de
l'équipage du Mosquito ; J'ai vu une
lumière rouge ambrée à une
distance de 4000 pieds, se déplaçant
de bâbord à tribord. Le
déplacement en zigzags est sans doute le
déplacement du missile. Je n'ai pas pu
identifier l'objet car je n'ai vu aucune
silhouette, mais j'étais convaincu pendant
la descente qu'il s'agissait d'une seule
très grande lumière ronde. Sans doute
le résultat de la combustion avec la
tuyère. La lumière a touché le
sol et a explosé, et on a vu une grosse
boule de feu. La couleur des flammes était
rougeâtre.
Lumière rouge ambrée, la
couleur des flammes était rougeâtre :
En 2009, la question a été
posé à propos des grosses
différences de couleur de flamme entre des
lanceurs utilisant pourtant les mêmes ergols
à la base (oxygène/hydrogène)
comme par exemple les moteurs du Shuttle et ceux de
Delta IV. En exemple la traînée
orangée qui suit la Soyouz. Ou couleur
rose-orangée de la traînée des
gaz de combustion.
Extrait du J.M.O. du 12 CUIRS : 6 Août 1944.
13H00, le Régiment se déplace vers
lEst. À 21H00, bivouac à 4 km
N-E de ST-JAMES, autour du château de
CHASSILLY. Le Régiment se camoufle : filets,
utilisation du terrain et des arbres. À
partir de notre arrivée, rondes
davions Allemands aux alentours. Feux nourris
de D.C.A.. Bruits dexplosions. La terre
tremble.
Dornier Do.217K-2
Caractéristiques
de la Henschel Hs 293

La Fx 1400 " Fritz X " était principalement utilisée par le III group
Moteurs :
Moteur-fusée Walter HWK 109-507
Masse au lancement :
1 362 kg
Longueur :
3,26 m
Diamètre :
0,85 m
Envergure :
1,35 m
Vitesse :
1 235 km/h
Portée :
5 km
Altitude de croisière :
600 à 800 m
Charge utile :
300 kg d'amatol
Guidage :
Radioguidage Kehl-Straßburg FuG 203/230
Plateforme de lancement :
Aéronefs
Le
Fritz X était emporté par des bombardiers
Dornier Do 217 et Heinkel He 177. Un Do 217 ne
pouvait emporter qu'un seul Fritz X, contre deux Hs 293A. Au
total, environ 2 000 bombes Fritz X furent construites, dont
200 furent utilisées au combat. Les travaux se
concentrèrent ensuite sur le développement
d'une version filoguidée, puis d'une version
stabilisée par rotation, mais ces projets furent
abandonnés, la pression croissante des Alliés
sur l'Allemagne obligeant à privilégier les
armes défensives aux armes offensives.
Caractéristiques de la
Fx 1400 " Fritz X "
Témoignages recuillis par Pierre Lauglé. 24/08/2025
Source : AIR 50/161 - 8 No. 488 (NZ) Squadron
Squadron Number: 488 RNZAF (Royal New Zealand Air Force) Records of Events: Y - AIR 27/1936/50
Nachtjagd Combat Archive (24 july 1944 - 15 October 1944) Part 4 - Theo Boiten
Traduction du rapport : Jean Philippe Moreau - ABSA 39-45 - Daniel Dahiot - Juillet 2024
Profile Mosquito : Warpaint Special 03 - De Havilland Mosquito