Nuit du 6 au 7 août 1944

Le bourg de Coësmes, explosion d'une bombe

Sainte-Colombe

"La Barre"

Un V1 posé au sol

"Au Perray"

Une grange brûle

Outre l'avion B-26 qui s'est écrasé aux Places à Coësmes, j'aimerais élucider l'explosion qui s'est produite à quelques centaines de mètres du bourg de Coësmes qui a provoquer des dégâts notamment des nombreuses vitres brisées.

D'après les témoignages que j'ai eu près des anciens, j'ai entendu qu'il s'agissait d'un V1 ou d'un avion ou d'une bombe larguée par un avion. A ma connaissance il n'a jamais été retrouvé des débris de l'avion, ni du V1, sachant que l'autonomie d'un V1 était de 250 kms maxi, pour les derniers V2 la distance pouvait aller jusqu'à 400 kms, d'autre part quand un V1 était lancé du Nord de la France pour bombarder Londres Coësmes n'était pas sur la trajectoire....

Auriez vous entendu parler cette explosion ? Pierre Lauglé : Le 02 mars 2024.

 

Dans les témoignages que j'ai eu de mon côté, il y a unanimité pour dire qu'il y a eu explosion, je n'étais pas né donc je ne peux pas confirmer, par contre je peux dire qu'il y avait un cratère d'une dizaine de m de large et d'environ 5/6 m de profondeur vers les années 1960.

Il y a aussi unanimité pour dire qu'il y eu de nombreuses vitres brisées dans le bourg de Coësmes. On me dit aussi que c'est arrivé pendant l'année scolaire, un soir vers environ 9 h. Qu'il n'y avait pas de traces d'avions.

Pour les enfants c'était interdit de s'approcher du lieu. Par rapport à l'hypothèse V1, j'ai des doutes par rapport à leur portée et leur autonomie.

Le trou causé par l'explosion a été comblé et transformé en décharge il y a plusieurs dizaines d'années.

Réponse de l'ABSA 39-45 : Pour ce témoignage sur Coësmes, j'avais cela depuis 20 ans au moins, un ami avait dans la fin des années 90, fait un appel à témoignages pour des pertes aériennes dans le 35 dans le journal ouest France et eu ce témoignage. Un V1 tombé à Coësmes, cela nous avait apparut très peu probable. Effectivement l’autonomie d'un V1 étant de 266 km environ et une fois à court d'essence l'appareil pique directement du nez, alors pas question d'un vol en planant, même cela est impossible n'ayant pas eu de sites de lancement dans la région proche. Bien que certains V1 étaient largués d'un avion.

Le plus réel étant un délestage d'une bombe, cela était courant. Tout d'abord il faut obtenir plus de témoignages, jour/nuit pour l'explosion. J'ai contacté mon ami Denis Brevet pour cet ancien témoignage admettons que ce témoin il y a 20 ans a donné plus d'éléments, une date par exemple.

Selon Denis Brevet : J'ai bien une fiche de 1999, de qui indique qu'un V1 s'est posé à Coësmes, sans être trop endommagé à l'atterrissage (pas d'explosion). Pas de date, ni de lieu précisé. Info d'Armel Vallée de Vern sur Seiche qui me précise qu'un B-26 serait tombé le 8 juillet 44 et que le Maire de Coësmes, M. Hoisnard aurait pris en charge les membres de l'équipage. Infos supplémentaires à la Mairie (photos).

En 1999, l'article couvrait toute la Bretagne et les Pays de Loire. En tous cas, le témoin mentionnait bien un V1 pour Coësmes. Denis me donne une seconde info récoltée en 1999. J'en ai un autre V1, à Thuboeuf dans le nord Mayenne pour le 19 juin 1944.


GO

Le 16 juin 2024, découverte d'un PV de la gendarmerie de la brigade de Retiers, en date du 7 août 1944, pour une bombe jetée d'un avion près du cimetière de Coëmes, le 7 août 1944, soit dans le nuit du 6 au 7. Cela ne fait aucun doute, une bombe tombée près du cimetière. Sauf que la gendarmerie ne fait pas mention en ce lieu d'une explosion. Bien que le témoignage de 1999 de ce M. Vallée ne signalant qu'un V1 s'est posé à Coësmes, sans être trop endommagé à l'atterrissage (pas d'explosion).

 

 

L'impact de l'explosion dans le bourg de Coësmes, nous notons un ompac en longueur suite à l'explosion

 

Ferme de la "Barre" à Sainte Colombe, rien de particulier

 

 

Que devons comprendre dans seconde bombe tombée près de la ferme de "La Barre" en Sainte Colombe, à coté du point de chute des appareils électriques et un genre de gouvernail d'avion. Puis de l'incendie à la ferme du "Perray" située à 700 mt de la "La Barre".

Nous nous trouvons ici en face d'un avion en détresse qui poursuivi se débarrasse de son chargement en bombes.

Il faut se repplacer dans le contexte de l'époque : la Contre-attaque de Mortain. La bataille débute le 6 août 1944 dans la nuit, sans préparation d'artillerie, l'effet de surprise étant recherché par les Allemands ; effet manqué, les Américains informés ayant eu le temps de se préparer. En effet, débutée le 6 août dans la nuit, l'offensive est stoppée dès le 7 août, du fait de la préparation américaine et surtout de l'aviation alliée.

Le 5 août 1944 vers 23h00. Saint Michel de Plélan (22). Do 217 M-1. Nuit du 5 au 6 août 1944. Junker 188 F-1. (WNr. 280217). Aufklärungsgruppe 3.(F)/122. Corseul "La Favrais" (22).

L'ABSA a travaillé sur cette période et a localilsé quelques sites de crashs liés à cette contre attaque dite de Mortain. Bazouges La Pérouse "La Ménerais". Ju 88 R-2 - (WNr. 751123). Nuit du 7 août vers 1 heure 30 du matin. Touché par la D.C.A. américaine. Un Ju 88 de la II/NJG2. Landivy (53). "La Roulandière". Le Ju 88 G-1 . 1./NJG 2.

Selon les revendications Alliés dans la nuit du 6 au 7 août 1944. Revendication du pilote, le W/Cdr. Francis Desmond Hughes et du F/Lt L. Dixon. Cet équipage de Mosquito revendique à 00h10, un Ju 88 au sud d'Avranches.

Sur les six revendications dans différents secteurs, entre Avranches, Saint Hilaire du Harcouët. A 03h06 à l'ouest de Rennes, un avion est revendiqué par un équipage du F/Lt Allen Edward Browne et du W.O Tom Taylor du 488 Sqdn. Quelques minutes plus tard pour 03h31 le même équipage revedique un second avion pour le sud-ouest de Rennes. Ce rapport AIR-50-161-8 semble tout à fait intéressant.


Les témoignages à Coësmes, sont unanimes, le crash d'un V1, le rapport de la gendarmerie nous donne deux bombes et surtout une date, celle du 7 aôut 1944. Devenons nous nous rapprocher d'une bombe de type planante. Le Fx 1400 Fritz X est une bombe planante wunderwaffe. Il était utilisé des Dornier Do 217K-2 ou bien les variantes des Do 217 K-3 et Do 217 M-11.

 

Ou bien ce modèle, la Henschel Hs 293 A. La Hs 293 était transportée par les Heinkel He 111, Heinkel He 177, Focke-Wulf 200 et Dornier Do 217. Cependant, seul le Heinkel 177, certaines variantes du Focke-Wulf 200 et le Dornier 217 l'ont utilisée de manière opérationnelle.

Ou encore un autre modèle comme la torpille modèle LT1b ou LTF5b. En exemple, le Junkers Ju 188 "Rächer", pouvait transporter 3 000 kg de bombes ou 2 torpilles LT1b de 800 kg sous les ailles.


Voici le compte rendu d'un rapport de mission du Flight Lieutenant Allen Browne et du Warrant Officer Taylor du No. 488 (NZ) Squadron RAF. 

RAPPORT DE COMBAT PERSONNEL (X)ORET

H.Q. A.D.G.B. H.Q. 11 Groupe H.Q. 85 Groupe(2) H.Q. 10 Groupe 21(HD) Secteur. 142 Escadre, Middle Wallop.

STATISTIQUES

A. 6/7 août 1944.B. Escadron B 488 (NZ).C. De Havilland Mosquito NF Mk. XIII - HK420. A.I.D. 0251, 0306, 0331E. (a) 185 degrés, 64 miles de F.M ou S.O de Pontorsson, S.O d'Avranches.(b) Environ S.O. de Rennes(c) Idem.F. Pas de nuages, brumeux jusqu'à 6000', clair au-dessus. Visibilité : Bonne.G. & H. NÉANTI. 1 JU188 détruit et 2 avions ennemis non identifiés détruits.

Munitions utilisées : P.I. 53. P.O. 55. S.O. 56.

 

Le Ju 188 revendiqué par le Mosquito HK420, codé ME-B, est en réalité le Ju 88 R-2 (WNr. 751123), voir la biographie. Source.  PILOTE: F/Lt. Allen Edward BROWNE. NAVIGATEUR: W/O. Thomas Frederick TAYLOR.

 

Le Mosquito NF (chasseur de nuit). XIII. Il était un avion équipé de quatre canons 20 mm Hispano Mk.II, développé à partir du modèle FB.VI. Les quatre mitrailleuses du nez ont été remplacées par un radar A.I Mk VIII, en forme de « taureau ». Il était équipé de deux moteurs Rolls-Royce Merlin 23.

Le radar d'interception aéroporté (Airborne Interception radar), ou AI en abrégé, est le terme britannique désignant les systèmes radar utilisés pour équiper les aéronefs dans le rôle air-air.

 

Photo du Mosquito NF.XIII. N° 488 Squadron


 

N° 488 squadron RNZAF

 

 

Le Squadron Leader, pilote, Allen Edward Browne, était comme Squadron Leader au sein du N° 89 Squadron. Selon la London Gazette. A obtenu sa D.F.C. le 2 octobre 1945.

"Cet officier a participé à de nombreuses sorties de chasse nocturne. Il a toujours fait preuve d'un grand dynamisme et d'une grande énergie et a fait preuve de grandes qualités de chef. Il a détruit au moins quatre avions ennemis et une locomotive ennemie. Son dévouement au devoir a été exemplaire".

Le Pilot Officer, Thomas Frederick Taylor. En tant que pilote Officer au sein du N° 488 Squadron de la RNZAF, il a reçu la D.F.C. Selon la London Gazette du 8 mai 1945. Citation : "En tant qu'observateur, le sous-lieutenant d'aviation Taylor a participé à un grand nombre de sorties. C'est un membre d'équipage d'avion très habile et dévoué, dont le sang-froid et le courage et l'inaction ont donné un bon exemple. Le sous-lieutenant d'aviation a aidé à la destruction de cinq avions ennemis".

 

Site Ciel de Gloire

 

Né à Auckland le 14 jullet 1913, Browne travaille comme chef de chantier avant de s'engager dans la RNZAF en décembre 1940. Après avoir effectué son entraînement de pilote en Nouvelle-Zélande, il est envoyé en Grande-Bretagne en août 1942 et rejoint le Squadron 488 à Ayr en Ecosse.Cette unité de la RNZAF intégrée dans la RAF vole sur Bristol Beaufighter et participe à la défense nocturne de l'Angleterre. Du fait de la très faible activité Allemande dans le secteur, les jeunes pilotes n'ont que peu de chances de rencontrer l'ennemi, si ce n'est à l'occasion des missions intruder au-dessus de la France.

 

Au cours de ces missions en territoire occupé, les Beaufighter attaquent tous les objectifs terrestres qu'ils peuvent trouver. Bientôt, les Beaufighter sont remplacés par les Mosquito, plus performant, à partir d'août 1943. Envoyé à Bradwell Bay, dans le Sud de l'Angleterre, le ryhtme des opérations s'accroit alors, permettant aux pilotes du Squadron 488 de remporter leurs premières victoires.

 

Début décembre 1943, Browne et son navigateur Tom Taylor sont affectés comme instructeurs pour former les nouveaux équipages en Operational Training Unit. Ils retournent en opération au sein du Squadron 488 fin juillet 1944. A cette époque, le Squadron participe activement à la couverture nocturne du débarquement.

 

Au cours de la nuit du 2/3 août, Browne, au cours de son premier combat aérien abat un Dornier 217 qui s'écrase près d'Avranches. Quatre nuits plus tard il abat 3 autres appareils. Le premier, un Ju 188, est intercepté et abattu près Avranches. Le second est abattu au-dessus de Rennes et le troisième plus au Nord. Dans les deux derniers cas, les appareils sont poursuivit à basse altitude et s'écrasent en tentant d'échapper à son poursuivant. Browne remporte ces deux victoires sans tirer le moindre coup de feu.

 

Il reçoit la DFC en septembre 1944 et se voit affecté en Extrème Orient en octobre 1944 où il rejoint le Squadron 89 en Birmanie. En qualité de chef d'escadrille il poursuit ses opérations sur Beaufighter. Après une promotion au grade de Squadron Leader, Browne prend le commandement de l'unité en juillet 1945 jusqu'en septembre 1945.

 

Au cours de sa carrière opérationnelle, il revendique la destruction de 6 appareils ennemis mais les détails de plusieurs d'entre elles ne sont pas connus.

 

GÉNÉRAL

Le F/Lt Browne et le W/O Taylor ont décollé du terrain de la Royal Air Force Colerne (Wiltshire) à 01h30 et se sont dirigés vers “Fighter Pool 2”. Ils ont reçu un vecteur de 190 degrés en descendant la partie ouest de la péninsule. Ils ont ensuite appelé et ont été pris en charge par Tailcoat qui leur a donné un vecteur à 160 degrés. Ils ont traversé la côte à l'ouest d'Avranches. F/Lt Browne continue : - "À 02h34, on m'a demandé de rechercher une cible à Angels 13 à un cap de 280 degrés. J'ai grimpé à Angels 12 et après avoir reçu plusieurs vecteurs, un contact a été établi à 3,5 miles (5632 mt) au-dessus et à gauche. La cible semblait zigzaguer car de nombreuses variations de cap m'étaient données par mon navigateur. Je me suis rapproché et un contact visuel a été obtenu à environ 1500 pieds (457 mt), légèrement au-dessus et à 5 degrés à gauche. La cible effectuait des actions d'évasion violentes et en tentant de l'identifier, je l’ai dépassé en raison de ces manœuvres. J'ai viré brusquement à bâbord et perdu un peu d'altitude, le contact a été rétabli en virant à droite. Nous nous sommes rapprochés et j'ai obtenu un autre visuel à une distance de 1000 pieds, au-dessus et droit devant. J'ai identifié la cible comme un JU.188 (Ju 88 R-2 - (WNr. 751123), et cela a été confirmé par mon navigateur utilisant des jumelles de nuit Ross. L'avion ennemi continuait ses manœuvres d'évitement violentes. Je me suis rapproché à 250 yards (228,6 mt) lorsque l'avion ennemi a momentanément cessé ses manœuvres, et j'ai ouvert le feu avec une rafale de 2 ou 3 secondes. Des impacts ont été observés dans le moteur bâbord qui a pris feu. L'avion ennemi a engagé à gauche. Je l'ai suivi et lui ai tiré une autre rafale de la même durée. L'avion ennemi a pris feu, a basculé à gauche et est descendu lentement au début, puis de plus en plus rapidement, touchant le sol avec une grande masse de flammes et une explosion violente. J'étais alors à Angels 5 et j'ai appelé le contrôle pour donner une position.


Presque immédiatement, le contrôle nous a pris en charge et nous a demandé de nous mettre en recherche d’un autre ennemi. Après plusieurs vecteurs, nous avons obtenu un contact à une distance de 3 miles (4,828 kms), bien au-dessus et droit devant. J'ai mis les gaz à fond et suis monté à 10 000 pieds, ce qui correspondait à peu près à l'altitude de la cible. J'ai vu une lumière rouge ambrée à une distance de 4000 pieds, se déplaçant de bâbord à tribord. Je l'ai suivie visuellement et me suis rapproché à pleine vitesse, droit derrière elle. La lumière a alors commencé à plonger et je l'ai suivie à 310 knots A.S.I. (310 nœuds A.S.I) mais n'ai pas réussi à réduire la distance. La lumière piquait très fort et à un angle constant que j'estimais à 45 degrés. Le contact avec l'A.I. (Airborne Interception radar - radar d'interception aéroporté) a été maintenu tout au long, mais je l'ai suivi visuellement sans difficulté. Je n'ai pas pu identifier l'objet car je n'ai vu aucune silhouette, mais j'étais convaincu pendant la descente qu'il s'agissait d'une seule très grande lumière ronde. La lumière a touché le sol et a explosé, et on a vu une grosse boule de feu. La couleur des flammes était rougeâtre. J'ai d'abord pensé que l'objet avait des feux de navigation. On pense que cette explosion a eu lieu approximativement à l'ouest de Rennes. Aucune position n'a pu être obtenue bien que le contrôle de la station Tailcoat ait été sollicité pour en fournir une. Une tentative a été faite pour obtenir une position à partir des vues de l'A.I, mais cela n'a pas réussi. J'ai redressé à 500 pieds après le piqué et ai tourné autour de l'épave en feu. Je suis ensuite monté à 5000 pieds et Tailcoat m'a donné un vecteur nord, puis un peu plus tard, nous a demandé d'enquêter sur une autre cible à environ 12 000 pieds (3657 mt). J'ai mis les gaz à fond. Le contact a été obtenu à une distance de 3 miles, 20 degrés à bâbord à Angel 12. La distance a diminué très lentement, bien que je fusse à pleine vitesse. Visuel à 1500 pieds droit devant sur un avion réalisant des manœuvres d’évitement exceptionnellement violentes, visibles à la fois visuellement et par l'A.I. Le visuel ayant été perdu à cause des manœuvres d'évasion. Je n'ai pas pu identifier l'appareil car je n'ai pas pu réduire la distance et la cible a viré à droite. Je l'ai suivie et j'ai subi une longue rafale de tir de la tourelle dorsale de l'avion, qui est passée au-dessus de mon aile principale droite. J'ai viré à gauche tout en plongeant et ai perdu le visuel. Le contact a été repris à une distance d'un mile, légèrement en dessous et à 30 degrés à droite quand nous étions à 3000 pieds. Je me suis mis à niveau et me suis rapproché quand le visuel a été obtenu à une distance de 1000 pieds légèrement en dessous. L'avion a de nouveau ouvert le feu avec une rafale très imprécise et a manqué sa cible. L'avion continuait toujours ses manœuvres pour échapper et a effectué un demi-tonneau à bâbord, puis est descendu verticalement, ce qui m'a fait le dépasser car je n'étais pas préparé à reproduire les manœuvres de l'autre avion à une altitude aussi faible. J'ai fait un virage serré à gauche tout en perdant de l'altitude. À ce moment, pendant le virage serré, mon navigateur et moi avons vu une violente explosion au sol avec une grande quantité de flammes sur la gauche à ce qui devait être la position approximative de l'avion. En raison des manœuvres de fuite et de la rapidité des événements, je n'ai pu à aucun moment au cours de la poursuite identifier cet avion qui était toujours en dessous. J'ai tenté tout au long de me positionner mais n'ai pas réussi à cause des compétences de pilotage de l'autre pilote. Je voudrais ajouter que je n'ai jamais vécu de telles manœuvres d'évitement aussi violentes. L'avion s'est écrasé à 03h31 environ, au sud-ouest de Rennes.

Je revendique la destruction d'un JU. 188 ((Ju 88 R-2 - (WNr. 751123) et de deux avions ennemis non identifiés. Il y a eu trois victimes, dont deux non identifiées, qui se sont écrasées au sol alors qu'elles tentaient d'échapper à notre avion. Sud-ouest de Rennes. Troisièmement, un Ju 188 abattu Sud-ouest d'Avranches. Caméra ciné utilisée automatiquement.


Station Tailcoat : Dans le contexte des chasseurs de nuit de la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale, « Bedlam » était une station de radio ou un centre de contrôle. Il a joué un rôle crucial en guidant les chasseurs de nuit pour intercepter les avions ennemis. Lorsqu'un chasseur de nuit était en vol et avait besoin de conseils, il contactait Bedlam pour obtenir des instructions sur l'interception des bombardiers ennemis ou d'autres cibles. Bedlam fournirait des vecteurs (directions) pour guider le chasseur de nuit vers la cible. La communication entre Bedlam et les chasseurs de nuit était essentielle au succès des interceptions. Frac :« Tailcoat » était une autre station de radio ou centre de contrôle qui travaillait aux côtés de Bedlam.Comme Bedlam, Tailcoat a fourni des vecteurs et des conseils aux combattants de nuit lors de leurs patrouilles. Les Nightfighters recevraient des instructions de Tailcoat sur où se positionner et comment intercepter les avions ennemis. Ces stations de radio ont joué un rôle essentiel dans la coordination des opérations des chasseurs de nuit et dans la garantie d'une défense efficace contre les bombardiers ennemis.Ces termes donnent un aperçu fascinant du réseau complexe de communication et de coordination en temps de guerre.

"Angels One Five" fait référence à la procédure radio de la RAF de la Seconde Guerre mondiale. Les anges représentent l'altitude. Un Cinq signifie 15 000 pieds.


A propos de l'utilisation des bombes planantes Henschel Hs 293, utilisées en Normandie avec les Heinkel He 177. Les Heinkel’s He 177 Greif (Griffin) en mission en Normandie, récit de Chris Goss. Contact avec l'auteur le 02 juillet 2024.

À cette date, tous les Heinkel 177 avaient été rapatriés en Allemagne où ils effectuaient des vols opérationnels occasionnels, mais je n'en ai aucune trace. Tu as pensé au KG 100 : La nuit du 7 août verra au moins une nouvelle attaque menée par huit Do 217M-11 du III./KG 100 au-dessus de la Normandie, mais contre des destroyers signalés au large de l'estuaire de la Sélune, date à laquelle la Luftwaffe avait admis que lors de toutes les attaques précédentes, seuls quelques équipages avaient enregistré des coups sûrs. Il avait également été dit aux équipages que s'ils ne pouvaient garantir un coup sûr, ils devaient viser les routes d'approche et il semblerait que cette nuit, la moitié des équipages se soient dirigés vers le pont et l'autre moitié vers les routes. Cette nuit-là, le lieutenant Hans Kieffer avait atterri de force au large de Majorque le 1er avril 1944. Ensuite, il était avec le 6 Staffel suivant, mais avec le KG 100 dans l'espoir de se convertir au He 177, il était passé au III Gruppe, il volait maintenant avec le 7 Staffel. Il avait décollé entre 00h30 et 01h00 et à 03h00, il s'approchait de la zone cible à une altitude de 1200 m pour constater qu'une brume au sol jusqu'à 500 m avait obscurci le pont. C'est alors que le Do 217 M-11 a été attaqué par ce qu'ils pensaient être un Beaufighter, mais il s'agissait en fait d'un P-61 Black Widow du 422nd Night Fighter Sqn, piloté par le 2/Lt Eugene Axtell et l'officier d'aviation Joseph Crew. Ils avaient décollé de l'aérodrome avancé A-15 de Maupertus à l'est de Cherbourg à 01h30 et rapportaient ce qui suit : " La cible effectuait une légère action d'évitement jusqu'à ce que la portée soit fermée à un mile lorsque l'e/a a commencé à effectuer une violente action d'évitement tout en perdant de l'altitude de 8 000 pieds à 4 500 pieds. Pour réduire davantage la portée et la vitesse au-delà de Une vitesse de 300 mph était nécessaire mais le visuel a été obtenu à 1 500 pieds. Lorsque la portée était d'environ 1 000 pieds, la cible a ouvert le feu, obtenant des frappes sur l'hélice tribord du P-61 et sur le côté droit du fuselage juste à l'arrière du pilote avec une mitrailleuse de 13 mm. La portée a été encore fermée à 600. ft lorsque la cible a été identifiée comme étant un Do 217. Trois rafales ont été tirées totalisant 120 coups. Des fragments ont quitté la cible, après quoi l'action d'évitement s'est arrêtée et il a baissé le nez et a commencé à perdre de l'altitude dans un plané de 30°. semblait se séparer et qu'il semblait voler à travers la cible qui a ensuite plongé verticalement à travers la couche nuageuse qui se trouvait à 3 000 pieds. L'équipage allemand a rapporté avoir pris de violentes mesures d'évitement et que la troisième rafale de feu du chasseur de nuit a endommagé les ailerons et fait exploser le réservoir du fuselage, de sorte que le He 293 a été largué et l'équipage a sauté.

 

Les pertes du KG 100 Wiking en Normandie entre le 2 au 8 août 1944

 

Le combat aurait eu lieu à 03h10 au-dessus de la Baie du Mont Saint-Michel et bien que l'équipage américain n'en ait évoqué qu'un probable, le Do 217 s'est écrasé à 03h15 à cinq kilomètres au sud de Vire. Tous, sauf le Bordfunker Uffz. Max Hochholzer, ont été capturés. Un deuxième Do 217 piloté par le Lt. Rudolf Engelmann du 9./KG 100 a été perdu cette nuit-là, probablement l'un des deux Do 217 revendiqués par le Flt Lt. Johnnie Surman et son Nav/Rad Fg Off Clarence Weston du 604 Sqn à 01h53 et 03h05. heures (après avoir abattu un Bf 110G-4 du 8./NJG 4 piloté par le vainqueur de Ritterkreuz Hptm Helmut Bergmann avant cela près de Mortain - il est probable que sa deuxième victoire cette nuit-là fut un autre Bf 110G-4 du 8./NJG 1 piloté par le Fw. Günter Zimmermann). L'équipage allemand a déclaré avoir été endommagé par la Flak puis abattu au nord de Vire par un Mosquito vers 3 h 30, Engelmann étant tué et les trois autres capturés, dont le Bordfunker Fw. Wilhelm Streb qui avait reçu le Deutsches Kreuz in Gold avec 5./KG 26 en janvier 1943.

Il est donc fort probable qu'il s'agit d'un Do 217K qui était alors basé à Toulouse-Francazal. Bien que touché et sans doute rentré, sans blessés il ne se trouve pas comptabilisé dans les pertes du groupe.

 

Merci à Chris Goss

 

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Août 1944

2/3 août – 8/9 août 1944

 

Pour stopper l'avancée alliée, des missiles guidés (Hs 293 et PC 1400 X) furent utilisés pour la première fois contre des cibles terrestres ! Lors d'une attaque nocturne les 2 et 3 août, un pont près de Pontaubault devait être détruit afin d'empêcher l'ennemi de traverser rapidement. Cependant, en raison de la mauvaise visibilité et de la forte défense ennemie, une cible alternative près d'Avranches dut être attaquée. Certains équipages du III./KG 100 effectuèrent même une seconde mission cette nuit-là pour détruire ce pont. Dans la nuit du 4 août, l'attaque du pont de Pontaubault fut répétée. Cette fois, le pont fut touché et détruit par l'équipage de l'officier Kube. Malheureusement, deux équipages furent perdus au cours de cette mission.

 

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L'équipage de l’Uffz. August Stolzenberg (Do 217 M 11, 6N + DR, Werk Nr. 2926) appartenait au 8. Staffel. L'« ancien équipage » de l’Ofw. Konrad Doser, appartenait également au 8. Staffel. Au retour de la mission ennemie, ils furent abattus près de Vannes et périrent. Seul le mécanicien de bord, le Fw. Walter Erhardt, survécut, grièvement blessé.

Dans la nuit du 5 août, une autre mission fut menée vers les ponts de la région de Pontaubault. L'équipage du Fw. Helmut John (Do 217 M 11, 6N + MS, Werk Nr. 3057) ne revint pas de cette mission. La nuit suivante, le III./KG 100 attaqua un pont routier près de Pontorson. L'équipage du lieutenant Alfred Schlecht, de l'état-major du III. Group, ne revint pas à bord de son Do 217.

 

Dans la nuit du 6 au 7 août, un pont près d'Avranches devait être détruit. Cette fois, les équipages du lieutenant Hans Kiefer (Do 217, 6N + GR) de la 7. Staffel, (Perte signalée à 5 km au sud de Vire - list AIK Air Ministry) et celui du lieutenant Rudolf Engelmann de la 9. Staffel ne revinrent pas (Perte signalée au nord de Vire - list AIK Air Ministry). L'équipage du lieutenant Kiefer fut achevé par un Mosquito du 604ème. Le lieutenant Engelmann était un pilote très expérimenté, fort de plus de 400 missions de combat à son actif ! Lors des attaques contre des destroyers au large d'Avranches, les 7 et 8 août, l'équipage de l'Uffz. Hans-Joachim Schildknecht de la 8. Staffel fut perdu. Touché par la D.C.A, il s'écrase entre Saint-Hilaire et Mortain à 1 h 00. (Perte signalée auprès de St Hilaire/Mortain- list AIK Air Ministry). L'équipage du lieutenant Werner Kirstenpfad eut une nouvelle fois de la chance cette nuit-là. À 21h14, il endommagea gravement un destroyer au large de Saint-Malo. Après son retour de mission, les appareils furent rechargés, ravitaillés en carburant et préparés pour une seconde mission la nuit même. Cette fois, l'équipage du lieutenant Kirstenpfad coula un navire marchand de 10 000 tonnes vers 1h04, au large de Saint-Malo. La nuit suivante, l'équipage du lieutenant Armin Garbe, de la 8. Staffel, ne revint pas d'une mission aux Sables. L'équipage de l'Uffz. Erich Scheler, de la 7. Staffel, fut également abattu au cours de cette mission aux Sables.

L'Oblt Roderich Cescotti, pilotant un Do 217M-11 avec le Stab III./KG 100, écrivit à propos de la mission de cette nuit-là : « Lorsque, le soir du 7 août 1944, je décollai de Toulouse-Blagnac pour ma première sortie de combat « normale » – c'est-à-dire contre des combattants alliés réguliers – depuis près d'un an, les Alliés étaient bien implantés dans le nord de la France, ayant déjà pris Saint-Malo et Brest et encerclé les principales bases de sous-marins de Lorient et Saint-Nazaire. Notre objectif était la baie d'Avranches, objectif de la contre-offensive allemande au pied de la presqu'île du Cotentin, par où affluaient les ressources alliées.

J'étais aux commandes de l'un des 37 exemplaires de la variante M-11 du Dornier Do 217 qui avaient été produits – à mon avis, le meilleur bombardier de la Luftwaffe entré en service avant 1945. Le Do 217 M-11 était propulsé par deux moteurs en ligne DB 603 et avait une envergure supérieure d'environ cinq mètres à celle des variantes conventionnelles du Dornier Do 217. Ceci, combiné aux 3 500 ch développés par les moteurs, conférait à ce type d'appareil d'excellentes performances : rapide, performant en montée et maniable sans faille, quelle que soit la situation. Sous le fuselage se trouvait un Hs 293 et mon observateur, Carl Hintermayr, disposait du système de guidage longue portée le plus récent, un FuG 203 c « Kehl IV », utilisé pour guider la bombe planante Henschel et la bombe à distance de sécurité Fritz X. Nous avons survolé la France en direction du nord-nord-est par un ciel nocturne dégagé.

Nous pouvions apercevoir la zone de combat de loin, des faisceaux lumineux éclairant le ciel, des projecteurs balisant une ceinture antiaérienne établie autour de la zone de débarquement alliée. À 4 000 mètres d'altitude, nous avons facilement repéré la baie d'Avranches, grouillante de navires de tous types. Il était hors de question que nous ramenions le Hs 293 à Toulouse. J'ai commencé à descendre à travers la ceinture antiaérienne pour mieux voir ce qui se passait. Juste devant nous, une immense silhouette se dessinait, mais j'ai dû m'arrêter avant qu'Hintermayr puisse la repérer clairement sur son écran. Nous avons fait demi-tour pour un deuxième essai. Tout était prêt. La silhouette sombre se trouvait à deux ou trois kilomètres devant nous. Nous avons foncé droit sur elle, maintenant le cap, droit comme un roc, pour faciliter au maximum la tâche de mon observateur qui guidait le missile vers la cible. Puis, un sifflement à peine perceptible, une lueur diffuse sous notre ventre et un point lumineux rouge ont jailli de l'avion dans l'obscurité devant nous : le Hs 293 avait été lancé. J'ai maintenu mon cap et mon altitude, même si nous étions maintenant sous un feu antiaérien intense. Plus que quelques secondes avant une énorme explosion devant nous. Soudain, la lumière rouge à l'arrière de la bombe s'est éteinte : nous avions perdu le missile ! Impossible de le diriger plus loin. Plein de rage et de déception, je poursuivis ma route vers notre cible, déterminé au moins à lui permettre de tirer une salve de nos mitrailleuses jumelles dans le nez, mais le navire – un destroyer – était désormais en état d'alerte maximale et ripostait. Je hissai le Dornier dans une montée difficile pour sortir de la zone dangereuse, entamant un virage serré vers le sud et le retour. Nous commencions à nous sentir un peu plus en sécurité lorsque soudain des balles traçantes passèrent près de nos oreilles – à cet instant, notre opérateur radio signala au moins deux bimoteurs sur nos talons !…

Merci à Chris Goss

 

Une autre page importante de l'hsitoire se déroule entre le 1er et 5 aout 1944. Pour une fois nous allons parler de soldats Français. Selon le journal de marche de la 2ème Division Blindée du Général Leclerc. Entre ce 1er et 5 aout 1944, a lieu le débarquement et regroupement de la division dans la zone de la Haye-du-Puits. Le 6, mouvement de la division en direction du sud, et stationnement à Saint-James. Rassemblée dans la région d’Avranches, elle part le 8 en deux colonnes vers le Mans afin de couper la retraite des armées allemandes vers Paris.

Extrait de « LECLERC – Maréchal de France ». Général Jean COMPAGNON (CR). Flammarion. Le 6 août, enfin au complet, la division fait mouvement vers le sud, passe le pont de Pontaubault et cantonne dans la région de Saint-James-Barrage de Vezins sur la Sélune, au sud de ce petit fleuve venant de la région de Mortain à vingt-cinq kilomètres en amont. Le 6 au soir, la zone de stationnement de la 2e DB fait l’objet d’un bombardement aérien allemand qui cause quelques pertes, notamment au bataillon médical. Un infirmier, François Jacob, est blessé au bras droit.

Extrait du J.M.O. du III/R.M.T. Lundi 7 Août. Dans la nuit, visite d’avions ennemis qui effectuent des reconnaissances et en­voient quelques bombes de gros calibre vraisemblablement sur les barrages de la Selune en amont de notre stationnement.
Extrait du J.M.O. du 12 CUIRS : 6 Août 1944. 13H00, le Régiment se déplace vers l’Est. À 21H00, bivouac à 4 km N-E de ST-JAMES, autour du château de CHASSILLY. Le Régiment se camoufle : filets, utilisation du terrain et des arbres. À partir de notre arrivée, rondes d’avions Allemands aux alentours. Feux nourris de D.C.A.. Bruits d’explosions. La terre tremble.

XI-64 RADB : La Lutf­waffe se montre agressive et causera des pertes sensibles au bivouac des unités voisines sans dommage toutefois pour le groupe.

*Le 9 août 1944, à 20 heures, quatre Do 217 M 11 de la 7. Staffel s'échauffaient, remplis à ras bord de carburant et de munitions, avec sous le ventre un Hs 293. Ils roulaient lentement vers le décollage. Trois aviateurs (de garde pour décollage) se tenaient au garde-à-vous au bord de la piste pour abaisser le drapeau de la Geschwader et saluer le départ de leurs camarades pour la mission ennemie. Presque un peu solennel, pensions-nous, sans le dire. À 20 h 10, nous décollions. Cette fois, nous nous dirigions vers les Cornouailles - Land’s End, à l'extrême sud-ouest de l'Angleterre. Un convoi naval devait être localisé et attaqué. Pour la première fois depuis longtemps, nous avons décollé alors que le soleil était encore bien au-dessus de l'horizon. Le fait que notre route d'approche, après avoir survolé la côte d'Arcachon, nous conduisait probablement loin au large, hors de portée radar, explique sans doute notre départ en plein jour. Tout semblait en ordre tandis que nous volions paisiblement en formation vers le soleil couchant. Ce n'est qu'en prenant un cap au

nord, à une distance convenable de la côte atlantique, que nous avons dispersé la formation et volé en ligne largement dispersée, de sorte que chacun puisse voir les autres à sa gauche ou à sa droite. Nous avons survolé la mer à basse altitude, scintillant sous le soleil couchant, cap au nord. La visibilité horizontale était assez mauvaise, typique d'un anticyclone des Açores. Nous volions depuis environ une heure et nous nous trouvions à environ 60 km à l'ouest de l'estuaire de la Gironde, lorsque soudain, au nord de nous, des avions sont apparus, sortant de la brume, volant vers nous.

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Quelqu'un a crié « Me 410 ! » Mais en voyant les bandes noires et blanches d'invasion sur les ailes, nous avons su qu'il s'agissait de Mosquitos. Peu à peu, nous avons compris qu'il s'agissait d'une formation plus importante, composée de 15 à 20 appareils. Compte tenu de la vitesse de croisière moyenne des deux formations, nous devions nous foncer l'un vers l'autre à une vitesse relative d'environ 800 km/h. L’équipage de Lüders, sur notre gauche, volant plus loin au-dessus de la mer, a viré encore plus à l'ouest à plein régime, disparaissant finalement dans la brume. Nous avons fait de même, mais avons rapidement abandonné notre tentative d'esquive, réalisant que nous tournions en plein milieu d'un groupe de Mosquitos anglais. Ils étaient soudain partout, tournant tout aussi frénétiquement. Ils semblaient avoir du mal à nous suivre. Cette rencontre inattendue, et le fait que nous volions si bas, ont dû les déstabiliser. Ils s'attendaient sûrement à plus de nous. Pour nous, cependant, une seule décision s'imposait : terminer au plus vite le virage entamé vers l'ouest et virer vers l'est, en direction de la côte. Toute chance de sortir de la zone du groupe de Mosquitos semblait inexistante. Nous souhaitions au moins nous rapprocher un peu plus de la côte. Les virages exigeaient toute ma concentration, et mon seul souci était d'éviter de toucher l'eau avec l'aile ! Nous volions bas, et le nouveau Do 217 M 11 n'avait pas d'aile allongée. Nous ne volions donc qu'à quelques mètres au-dessus de l'eau, et j'étais content de pouvoir redresser l'avion, vers l'est.

Le reste de l'équipage était maintenant en position défensive. Que vont faire les Mosquitos ? Quand attaqueront-ils ? Je ne voyais aucun de nos autres appareils ; nous étions trop préoccupés par notre propre situation. L'hésitation des Tommies confirma une fois de plus que nous avions dû les déstabiliser. Ils cherchaient sûrement encore leur chemin. Peu après, notre opérateur radio signala une première approche de deux Mosquitos. Il me donna d'assez bons rapports de position tandis qu'ils approchaient et nous attaquaient. En m'écartant, je pus repousser la première et la deuxième attaque. J'ai également réussi à repousser la troisième, mais deux autres Mosquitos nous suivaient de près, et nous ne pûmes les déjouer. Ils nous touchèrent de plein fouet et explosèrent les hublots de notre cockpit panoramique avec leurs canons. Notre moteur, en feu, tourna à plein régime et ne pouvait plus être régulé. Combien de temps encore allait-il tenir ? Le DB 603 était certes un bon moteur, mais sa puissance maximale continue autorisée n'était encore que de cinq minutes. De toute façon, je ne pouvais pas prévoir cela ; je devais m'attendre à ce que le feu puisse provoquer une explosion à tout moment, qui nous mettrait en pièces, avec notre carburant et nos munitions.

Notre opérateur radio, de retour dans sa « cloche de verre », avait été touché, car il ne répondait pas. Notre « mitrailleur de bord » avait dû être blessé aussi. Le pauvre homme ne trouvait pas d'abri convenable pour échapper aux canons des Mosquitos. Pendant ce temps, les Tommies lançaient une nouvelle attaque, nous tirant dessus de toutes leurs armes, secouant l'avion tout entier. Nous ne pouvions plus nous défendre. Le Dornier continuait de voler, moteur en feu, comme dans un tourbillon. Mon observateur était allongé devant moi dans le cockpit fracassé. Mon blindage lui assurait au moins une certaine protection à cet endroit. Le blindage du siège pilote était excellent, car je n'ai subi aucun dommage sous les tirs féroces et j'ai pu continuer à piloter mon avion mortellement blessé. Notre « mitrailleur de bord » a dû devenir fou furieux, car il a sauté par l'écoutille à quelques mètres de hauteur juste avant l'amerrissage d'urgence. Notre « benet » était encore attaché au fuselage et a été largué au dernier moment. Cela aurait certainement constitué un obstacle considérable lors de l'amerrissage qui a suivi. Avec le moteur droit en marche à plein régime tandis que le gauche tournait normalement, le Dornier prenait une inclinaison incroyable vers la gauche, et il ne pouvait être maintenu droit qu'au prix d'un effort considérable. Je savais que je devais mettre le Dornier à l'eau en un clin d'oeil, mais il allait trop vite. Par précaution, j'ai largué ma fenêtre de sortie pour éviter qu'elle ne se bloque à l'impact.

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La trappe de plancher et ma trappe de sortie avaient disparu, ce qui signifiait que l'effet d'aspiration et de traction, également causé par les vitres brisées, libérait les grandes quantités de paillettes transportées et les faisait tourbillonner à travers l'avion. C'était un véritable défi de maintenir le Do 217, qui filait au ras de l'eau, à mi-chemin dans ce chaos. Je me demandais encore : devrais-je tenter de prendre de l'altitude et de m'éjecter, comme on nous l'avait toujours conseillé ? On nous avait toujours vivement déconseillé d'amerrir, car le Do 217 ne flotte pas, il coule. Mais comment pouvais-je faire une chose pareille avec un avion aussi endommagé ? Non, c'était impossible, me suis-je dit. J'ai donc décidé de mettre l’avion à l'eau avant qu'il n'explose. Le feu faisait rage de plus en plus intensément. J'ai donc tout remis à zéro. L'équipage arrière avait quitté l'appareil, et l'observateur, comme je l'ai découvert plus tard, gisait blessé dans le cockpit devant moi. Donc, en plus de maintenir l'avion en ligne droite, un autre tour de force était nécessaire : maintenir le lourd Dornier pour qu'il atterrisse le plus doucement possible. Il s'agissait donc de bien s'accrocher. J'y suis parvenu avec un peu de chance et de patience, comme souvent dans la vie. J'ai senti sa queue claquer contre la crête des vagues, puis, le nez relevé, il s'est posé docilement dans l'eau. On imagine involontairement comment la théorie se transforme soudain en dure réalité. Le Do 217 n'a pas coulé, a tenu bon, et j'ai pu sortir de ma trappe de toit. Je pense qu'on fait beaucoup de choses automatiquement et instinctivement. Quoi qu'il en soit, avec cet amerrissage, j'ai probablement fait le meilleur atterrissage de ma vie. Là, il me manque quelques secondes du reste. Peut-être que le moment de l'amerrissage, la tension et l'intense concentration qui l'accompagnaient m'ont un peu choqué. Quoi qu'il en soit, je ne me suis réveillé que lorsqu'il y a eu un étrange gargouillement et un bruit de précipitation tout autour de moi, et de petites fontaines d'eau et de bulles d'air causaient des problèmes partout. Je me suis tenu debout, le pied gauche sur le moyeu de l'hélice de mon moteur gauche, en m'agrippant à l'une des pales. Le moteur s'est brusquement incliné vers la droite, vers la partie la plus durement touchée. C'est là que l'eau bouillonnait le plus, et c'est donc l'appareil qui se remplissait le plus vite. L'aile droite et le moteur étaient à peine visibles. Je me suis dit : « Éloigne-toi au plus vite de l'oiseau en train de couler pour éviter d'être emporté. » Tout s'est déroulé très vite ; je crois qu'il a fallu moins de deux minutes avant que seules l'extrémité de l'aile gauche et la double dérive ne dépassent de l'eau, et l'appareil a coulé. Notre bon et rapide 6N + BR, qui avait survécu à de nombreux engagements nocturnes difficiles avec la chasse et la DCA et nous avait ramenés à bon port, n'était plus. Il emportait avec lui notre opérateur radio Werner Abbrederis. Sans lui, nous ne nous en serions certainement pas sortis aussi facilement. Vu le timing, notre mécanicien de bord Georg Amschler devait être à proximité, car il avait sauté en parachute quelques secondes seulement avant l'amerrissage. Je ne voyais rien, même si j'ai cru entendre des cris à proximité. En revanche, je ne pouvais pas imaginer qu'il ait survécu à l'impact avec l'eau. Après tout, le Dornier a amerrit à au moins 250 km/h, et avant cela nous allions beaucoup plus vite.

Un réservoir en feu, probablement de l'aile droite, flotta un court instant à côté de moi, fumant abondamment. J'avais peur qu'il ne s'approche trop près de mon canot monoplace maintenant gonflé. Finalement, après ce qui me sembla une éternité, il coula ! Un nouveau drame commença alors : monter dans le canot monoplace avec l'équipement que nous avions. Les combinaisons à poches étaient, comme chacun sait, bourrées de toutes sortes de choses, comme des sachets de teinture colorée, un cutter, une lampe de signalisation, un pistolet lance-fusées, un pavillon de signalisation, une bonne quantité de munitions pour fusées éclairantes, ainsi que des rations de secours. Juste au moment où l'on s’était hissé jusqu'aux hanches dans le canot avec beaucoup de patience, de force et de ruse, l'ensemble basculait et nous atterrissait sur la tête. Cela rappelait les blagues des exercices d'embarquement dans la piscine d'une base aérienne. En réalité, cela s'avère être un véritable problème, et il se pourrait bien que vous ne puissiez pas y arriver. Tout au plus faudrait-il se libérer d'un peu de lest pour devenir plus léger.

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Mais qui jette quelque chose quand on ignore la durée d'une telle traversée en mer ? Après de nombreuses tentatives infructueuses, j'ai interrompu mes efforts acharnés pour reprendre des forces. Entre-temps, les Tommys m'avaient encore survolé à basse altitude à deux ou trois reprises, et j'ai cru qu'ils allaient me mitrailler. Mais ils ont ensuite fait demi-tour et m'ont abandonné à mon sort. Alors que j'observais les alentours – l'horizon n'était de toute façon que de l'eau – à la recherche d'une fusée éclairante ou d'un signal de fumée, peut-être provenant d'autres camarades abattus, j'ai repéré mon observateur, Hermann Thielemann, assis tout près de moi dans son canot. Je ne pouvais pas expliquer pourquoi je ne l'avais pas repéré plus tôt. Il avait plusieurs blessures et contusions et avait dû lutter pour monter dans son canot. Son état le confirmait. Pour moi, Hermann était une véritable bénédiction, car sans lui, j'aurais eu du mal à monter dans mon canot. Il m'a aidé en maintenant mon bateau pour qu'il ne chavire pas. Grâce à une roulade avant, j'y suis finalement parvenu. Nous avons amarré nos embarcations pour ne pas nous perdre dans la mer qui grossissait. J'ai ensuite pris le relais pour nous retrouver et ainsi nous secourir. À intervalles rapprochés, j'ai tiré des fusées éclairantes rouges et blanches pour alerter les avions ou les navires de sauvetage de notre présence. Mais tout autour de nous, un grand silence régnait, troublé seulement par le bruit du vent et des vagues. Le soleil avait déjà disparu à l'horizon depuis plusieurs minutes lorsqu'une nouvelle secousse nous a traversés. À plusieurs endroits, nous avons aperçu les nageoires dorsales et caudales de poissons plus gros apparaître à quelques pas. Ma première pensée a été : des requins arrivent. J'ai rapidement armé la sécurité de mon pistolet et j'ai attendu de voir ce que ces bêtes allaient faire. C'est une sensation étrange d'être assis dans un si petit canot pneumatique, d'où l'on pourrait tomber au moindre choc. À notre grande surprise, cependant, ils ont obstinément continué leur chemin, se dirigeant peut-être vers la côte. Comme certains sautaient beaucoup, je me suis dit que ce devaient être des dauphins, et heureusement, ce sont des créatures marines pacifiques. Le pistolet est retourné à sa place et j'ai commencé à vérifier notre équipement à la nuit tombante. Il me manquait mes rations de secours ; elles avaient dû tomber de ma veste. De toute façon, je n'avais pas envie de chocolat au cola, car les premières gorgées d'eau de mer involontaires près de l'avion en train de couler avaient été mélangées à une bonne quantité d'huile et de carburant, et il a fallu un certain temps à mon estomac pour s'en débarrasser. À peine étais-je calmé, si on peut dire, qu'une nouvelle surprise arrivait. Pendant l'inspection, ou plutôt pendant le toujours nécessaire renflouement du canot – on est constamment assis dans l'eau – j'ai découvert que le bateau de mon observateur ne tenait plus l'air et commençait à se ramollir. Je ne lui avais même pas dit qu'il m'attrapait par le cou avec son bras droit et criait : « Je retombe du bateau ! » Une réaction qui me montrait qu'Hermann avait dû se donner beaucoup de mal pour monter dans son bateau. En grimpant, il avait déchiré le pneumatique avec ses ongles. Malgré mes paroles aimables, il ne voulait pas me lâcher ; il s'accrochait même plus fort, si bien que j'avais peur de chavirer moi aussi. J'ai dû me dégager et j'ai réussi à allonger Hermann sur moi pour qu'il puisse sortir son bateau de l'eau.

C'était incroyable comme il y est parvenu : alors que je le tenais par le bras droit, il a soulevé son canot presque inondé de la main gauche et l'a laissé se vider. Le trou a ensuite été ligaturé comme le bout d’une saucisse, et Hermann a regonflé l'engin. Conclusion : Le bateau était tellement gonflé que lors du transfert, le noeud s'est détaché avec un bruit sourd. J'ai retransféré et répété l'opération. Cette fois, j'ai moins gonflé, et heureusement, le noeud a tenu. Ce n'est qu'après qu'il ait été complètement vidé de l'eau que je l'ai regonflé, et il a bien tenu. Le gonflage a demandé un effort considérable, compte tenu de l'endurance nécessaire pour faire bien rond un ballon de plage assez grand. La nuit était presque tombée.

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Il me sembla enfin que la paix était revenue après avoir écopé mon bateau, rempli d'eau deux fois plus lourde que son poids. Le magnifique ciel étoilé au-dessus de nous m'incita à déterminer la direction dans laquelle nous dérivions. Je trouvai rapidement l'étoile Polaire, mais à quoi bon ? Le balancement constant des vagues n'apporta aucune solution ; aucun point de repère fixe n'aurait pu m'aider à trouver ma direction. Les fusées éclairantes que je lançais de temps à autre transformaient la surface de l'eau en un véritable miracle de lumière et d'éclat. La nuit passa ainsi, et le froid s'insinua à travers mes vêtements mouillés et jusque dans mes membres. Si seulement je n'étais pas constamment assis dans l'eau ; ces canots pneumatiques monoplaces n'étaient certainement pas un bon dispositif de sauvetage. Vers 2 h 30 du matin, nous aperçûmes une fusée éclairante jaune au loin. Son bref éclat nous indiqua qu'elle devait être assez loin. J'ai alors tiré plusieurs fusées éclairantes rouges pour montrer notre position. Un long moment s'écoula avant que la fusée ne soit à nouveau visible. Cette fois, cependant, la fusée montait plus haut, donc quelqu'un devait se diriger vers nous. Comme le vent se levait, on entendait parfois le bruit étouffé d'un moteur, tantôt fort, tantôt plus faible.

Après un moment d'attente, une lumière blanche apparut à l'horizon, grossissant sensiblement et se dirigeant vers nous. On entendait maintenant plus distinctement le moteur diesel d'un navire, ronflant de plus en plus fort, jusqu'à ce que soudain deux projecteurs scrutent la mer. Quelques-unes de nos fusées blanches leur indiquèrent le chemin. Nous distinguâmes la silhouette d'un dragueur de mines ou d'un patrouilleur fonçant vers nous. Ils arrêtèrent leurs moteurs et les projecteurs se remirent à nous chercher. Puis nous entendîmes l'ordre dans un mégaphone : « Attention, corde lancée ! » – et nous sûmes qu’ils étaient nos sauveteurs. La corde fila à toute vitesse, hors de notre portée. La suivante arriva, et je pus l’attraper aussitôt. Nous fûmes tirés et hissés à bord. Quelle sensation d'être secourus et de retrouver, bien que flottante, la terre ferme sous nos pieds ! Nos membres étaient raides de froid, nous ne pouvions plus nous tenir debout. Les marins nous accrochèrent fermement les bras et nous ramenèrent sous le pont. Une douce chaleur nous enveloppait, et la petite cabine me semblait un paradis. Nous avons finalement ôté nos vêtements froids et humides, et la chaleur est revenue peu à peu dans nos corps. Les mains vigoureuses d’un marin caressaient nos corps gelés. Je me suis vite remis sur pied et me sentais bien, emmitouflé dans une couchette chaude. Le ronronnement régulier du moteur et le léger roulis du bateau m'apportaient une sensation de sécurité réconfortante. Le maître d'équipage m'a apporté un café délicieusement parfumé. Malheureusement, je n'ai pas pu le finir ; le goût de l'eau salée, de l'huile et de l'essence persistait dans mon estomac et ma gorge. Les camarades de la marine étaient vraiment merveilleux et ont pris soin de nous du mieux qu'ils ont pu. Ils ont eu beaucoup de mal avec mon observateur, qui refusait de se réchauffer ; il devait être en grave hypothermie. Finalement, ils y sont parvenus, et Hermann a repris des couleurs. Le maître d'équipage en chef m'a indiqué sur une carte marine l'endroit où nous avions été récupérés. « Profondeur de la mer : 138 m », m'a-t-il dit, « et à 40 milles de la côte. » Soudain, la cloche du navire sonna, les moteurs s'arrêtèrent et tout le monde courut sur le pont, aux postes de commandement. Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion et voulais voir ce qui se passait, alors je montai sur le pont. C'était une alerte aérienne, et les marins furent stupéfaits de me voir parmi eux, à l'affût du bruit lointain des avions. Au loin, à l'est de nous, on entendait un Tommy se diriger vers le nord, en direction de chez lui. Peut-être s'agissait-il d'un de ces chasseurs de nuit à long rayon d'action, des Beaufighters ou des Black Widows, qui avaient si souvent suivi nos avions jusqu'au sud de la France et avaient attendu leur chance à l'approche de notre base. Au bout de quelques minutes, le silence régna de nouveau. Tout le monde retourna sous le pont, sauf les hommes de quart. À toute vitesse, nous fîmes route vers la côte. Le jour nouveau ne tarderait plus à poindre à l'horizon. Notre bateau poursuivit sa route sans autre incident. Une brume épaisse régnait au lever du soleil. C'était une bonne chose pour nous, car cela nous protégeait bien des regards de nos camarades de l'autre bord.

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Nous avons donc débarqué sains et saufs dans le petit port de Royan, à l'embouchure de la Gironde. Une ambulance, commandée par radio, nous attendait déjà. Il fallait faire vite, car nos camarades de la marine devaient se rendre un peu plus au nord, dans la région de l'île d'Oléron/La Rochelle. C'est compréhensible, car qui voudrait être la cible des chasseurs de Mosquitos, comme nous en ferions souvent l'expérience les jours suivants ? Nos Mosquitos étaient ceux qui attaquaient quotidiennement les gros navires ancrés dans les baies et les ports, principalement des ravitailleurs, des forceurs de blocus, etc., et les incendiaient. Nous avons assisté à de magnifiques spectacles, car ces attaques mettaient à genoux plus d'un gros navire. Nous avons salué nos camarades de la main avant qu'ils ne disparaissent dans la brume matinale. Quelques jours agréables dans un petit hôpital de l'armée de l'air, directement sur la plage, avec de bons soins, nous ont vite remis sur pied. Il était temps, car notre médecin de l'air nous informa que toutes les unités devraient bientôt reprendre le chemin du retour. Nous devions abandonner tout espoir d'être ramenés à Toulouse par le Fieseler Storch. Malheureusement, car la marche du retour, avec toutes ses souffrances, avait commencé. J'aurais souvent souhaité pouvoir chercher mon chemin dans le ciel nocturne plutôt qu'en bas, dans le tumulte désolé des rues encombrées et en déroute, au lieu d'avoir constamment affaire à des maquisards courageux et traîtres. Sur la Loire, nous rencontrâmes les premiers Américains et fûmes soulagés de ne plus être une proie facile. Notre voyage continua vers le nord, mais en captivité, via Cherbourg et jusqu'en Angleterre… ! ».  

 

Traduction des pages ; Benoit Paquet ABSA 39-45 - 20/07/2025

Dornier Do.217K-2

Voir plan claté du Dornier Do.217K-2 - Souce photo

Équipage :

4 hommes

Motorisation :

2 Daimler-Benz DB 603 - A-2, 12 cylindres, 1750 hp

Envergure :

24.80 m

Longueur :

17.00 m

Hauteur :

5.00 m

Surface alaire :

57.00 m²

Masse à vide :

9450 kg

Masse en charge :

16570 kg

Vitesse de pointe :

533 km/h

Plafond :

9000 m

Rayon d'action :

2300 km

Armement ou charges utiles :

1 canon MG 151/15 de 15 mm fixe dans le nez.

1 mitrailleuse MG 131 manuelle à l'arrière. 1 MG 131 en tourelle.

Batterie de 4 mitrailleuses MG 81Z tirant à l'arrière de la queue et une paire optionelle fixe vers l'arrière.

3 mitrailleuses MG 15 de 7,92 mm, manuelles, placés dans le nez et dans des fenêtres sur les côtés.

Charge offensive de 2 bombes planantes missiles Air-Sol (comme le Hs 293 ou le Fritz X).

Le remplacement du moteur par le Daimler-Benz DB 603 a donné naissance au Do 217M, similaire au K et dernière version du Do 217 en service au moment de la capitulation allemande. Le Do 217N était une variante de chasse nocturne du M, dotée d'un armement pouvant inclure deux ou quatre canons fixes à tir ascendant. Le Do 217M était un avion de la Luftwaffe, bimoteur quadriplace, destiné à l'interception nocturne et au bombardement. L'avion était propulsé par deux moteurs Daimler-Benz DB 603A monocylindres à refroidissement liquide développant chacun 1 750 ch au décollage et 1 850 ch à 2 000 m. Sa vitesse maximale était de 424 km/h et sa vitesse de croisière maximale de 465 km/h à 5 000 m. Français Son plafond de service était de 27 559 pieds et son rayon d'action normal était de 1 090 miles. L'avion pesait 30 200 livres à vide et 43 607 livres avec ses équipements complets. Son envergure était de 52'4", sa longueur de 62' et sa hauteur de 16'5". La variante de chasseur de nuit Do 217N-2/R22 était armée de quatre mitrailleuses MG 17 dans le nez du fuselage, de quatre canons MG 151 de 20 mm dans le nez inférieur et de quatre canons MG 151 de 20 mm tirant vers le haut depuis le fuselage central, incliné vers l'avant de 70°.

Le Do 217M fut développé à partir du bombardier Do 217K-1, introduit par Dornier à l'automne 1942. Le Do 217K-1 possédait un nouveau nez vitré, intégrant un cockpit révisé et sans redan, ainsi que des dispositifs défensifs. Le Do 217M-1 était essentiellement une version du Do 217K-1 propulsée par un Daimler-Benz DB 603A, et le Do 217M-5, similaire, était équipé d'un support sous le fuselage pour un missile Hs 293. Le Do 217M-3 était l'équivalent du Do 217K-3 équipé d'un moteur DB 603A, et le Do 217M-11 était un équivalent du Do 217K-2, équipé d'un missile à envergure allongée. La version Le Do 217M-11, était un porte-missiles à envergure étendue équivalent au Do 217K-2.

Source documentation : http://avionswwii.free.fr/avions.php?id=108

Maquette 1/48 Revell Dornier Do-217E-5 Do 217 iModeler

Voir le récit : Accident tragique dans la nuit du 15 au 16 Juin 44. Par Gilles Sigro armurier à Toulouse

Deux Dornier DO 217 K2 et K3 de la 9ème escadrille de la Kampfgeswader 100 (l’escadrille au drakkar) de retour de mission de bombardement sur Cherbourg percutent la montagne en rentrant à Toulouse Francazal

Bombe planante Henschel Hs 293, A-1

 

Bombe planante Henschel Hs 293, A-1

 

Caractéristiques de la Henschel Hs 293

Moteurs :

Moteur-fusée Walter HWK 109-507 fournissant une poussée d'env. 6 kN (600 kp) pendant 10 s.

Masse au lancement :

975 kg

Longueur :

3,82 m

Diamètre :

0,47 m

Envergure :

3,10 m

Vitesse :

900 km/h

Portée :

20 km

Altitude de croisière :

600 à 800 m

Charge utile :

295 kg

Guidage :

Téléguidée

Plateforme de lancement :

Aéronefs

Rayon d'action :

2300 km

La bombe planante Henschel Hs 293. Elle possédait une voilure munie d’ailerons, un empennage muni d’une gouverne de profondeur et une propulsion autonome par moteur-fusée qui fonctionnait pendant 10 secondes et conférait à la bombe une vitesse de 900 km/h environ. Elle était larguée à partir d’un bombardier, et était dirigée sur sa cible par signaux radio.  

Composé d'un émetteur (embarqué sur avion porteur) FuG 203 Kehl fabriqué par Telefunken et Opta (FuG ? Funkgerät = appareil radio) et d'un récepteur (sur la bombe) : FuG 230 Strassburg fabriqué par StaRu (Stassfurter Rundfunkgesellschaft). Afin de la rendre plus visible pour le pilote on avait rajouté à l'arrière une fusée éclairante pour le jour et une lumière de couleur rouge pour la nuit.

 

Le moteur Walter HWK 109-507, était un moteur-fusée à ergols liquides, développé par le constructeur allemand Hellmuth Walter Kommanditgesellschaft. Comme les autres moteurs-fusées conçus par Walter, il fonctionnait en utilisant du peroxyde d'hydrogène (« T-Stoff »). (T-Stoff : 72-76% peroxyde d'hydrogène H2O2 + 18-19% eau H2O + 5-10% ( 8-oxyquinoline + phosphate de sodium Na3PO4 + acide phosphorique H3PO4 ), hypergolique avec le C-Stoff).

A propos de la combustion des ergols liquides, puisque que si nous nous référons au rapport de la mission de l'équipage du Mosquito ; J'ai vu une lumière rouge ambrée à une distance de 4000 pieds, se déplaçant de bâbord à tribord. Le déplacement en zigzags est sans doute le déplacement du missile. Je n'ai pas pu identifier l'objet car je n'ai vu aucune silhouette, mais j'étais convaincu pendant la descente qu'il s'agissait d'une seule très grande lumière ronde. Sans doute le résultat de la combustion avec la tuyère. La lumière a touché le sol et a explosé, et on a vu une grosse boule de feu. La couleur des flammes était rougeâtre.

Lumière rouge ambrée, la couleur des flammes était rougeâtre : En 2009, la question a été posé à propos des grosses différences de couleur de flamme entre des lanceurs utilisant pourtant les mêmes ergols à la base (oxygène/hydrogène) comme par exemple les moteurs du Shuttle et ceux de Delta IV. En exemple la traînée orangée qui suit la Soyouz. Ou couleur rose-orangée de la traînée des gaz de combustion.

La Fx 1400 " Fritz X " était principalement utilisée par le III group

Caractéristiques de la Fx 1400 " Fritz X "

 

Ruhrstahl Fritz-X - Fertigungswerk16 - Scratch - 1/16

Moteurs :

Moteur-fusée Walter HWK 109-507

Masse au lancement :

1 362 kg

Longueur :

3,26 m

Diamètre :

0,85 m

Envergure :

1,35 m

Vitesse :

1 235 km/h

Portée :

5 km

Altitude de croisière :

600 à 800 m

Charge utile :

300 kg d'amatol

Guidage :

Radioguidage Kehl-Straßburg FuG 203/230

Plateforme de lancement :

Aéronefs

Le Fritz X était emporté par des bombardiers Dornier Do 217 et Heinkel He 177. Un Do 217 ne pouvait emporter qu'un seul Fritz X, contre deux Hs 293A. Au total, environ 2 000 bombes Fritz X furent construites, dont 200 furent utilisées au combat. Les travaux se concentrèrent ensuite sur le développement d'une version filoguidée, puis d'une version stabilisée par rotation, mais ces projets furent abandonnés, la pression croissante des Alliés sur l'Allemagne obligeant à privilégier les armes défensives aux armes offensives.

Voici une série de témoignages récoltés par Pierre Lauglé avec les différents évènements aériens survenus sur la commune de Coësmes, Sainte-Colombe, explosions des bombes, le B-26 etc...
 

Nuit du dimanche 6 au lundi 7 août 1944 à proximité du bourg de Coësmes

 

C’était le jour de la fête communale dans le bourg de Coësmes, organisée par la mairie, c’était en fin de soirée lorsque 1 puis 2 avions survolèrent les bourgs de Coësmes et de Ste Colombe et échangèrent de nombreuses rafales et puis une violente explosion se produisit au dessus du site des caves près du bourg de Coësmes.

Je me souviens j’avais environ 11 ans c’est-à-dire en 1957, il m’arrivait d’aller jouer dans ce lieu des caves à environ 400 m du bourg de Coësmes, lieu ou il y avait des arbres et un trou d’environ 10 m de diamètre et 5 m de profondeur environ.

A propos de ce trou, nos anciens n’étaient pas d’accord sur son origine, «avion écrasé, bombe lâchée, V 1 ou V 2». Il y avait unanimité pour dire qu’il y avait eu une explosion qui brisa de nombreuses vitres de l’actuelle rue neuve, actuelle maison du salon de coiffure de Josiane.

D’après les témoignages il n’y avait pas de débris d’avion ;

Pour les V1 ou V2, les armes secrètes d’Hitler lancées sur Londres notamment, leur autonomie étant de 250 kms et 400 kms, étant lancés du nord de la France ce n’était pas possible qu’ils viennent exploser à Coësmes, ce n’était pas sur leur trajectoire.

Plusieurs dizaines d’années plus tard, ayant toujours des contradictions sur les témoignages, toujours soucieux de connaitre la vérité, je fis appel à l’ABSA (Association Bretonne du Souvenir Aérien) spécialistes de recherches aériennes, voir ci-joint leurs nombreuses recherches.

Depuis plusieurs dizaines d’années, on combla le trou correspondant à l’explosion avec les différentes ordures de la commune, non triées à l’époque. Aujourd’hui il n’y plus que des ronces, des épines, ect…

Il y a déjà bien longtemps, depuis la collecte et le tri des ordures, il n’y a plus de dépôt aux caves.


CARNET APPARTENANT à MARIE-THERESE BAZIN (NEE PILARD)

Témoignage de Marie-Thérèse Bazin née Pilard

 

Le 6 juin 1944 : Débarquement des Anglais en Normandie.

Le 8 juin 1944 : Premiers bombardements au Theil de Bretagne

Pendant tout le mois juin les avions anglais et américains bombardent et mitraillent Thourie, Le Theil, Retiers, Janzé, Martigné.

Il tombe une bombe au Bignon et une bombe à Coësmes.

Le mercredi 5 juillet 1944 : Les avions rodent, ils lâchent une bombe et mitraillent les Roches Pierre.

Le samedi 8 juillet 1944 : un avion est touché à Nantes et tombe à Coësmes, les parachutistes tombent tous.

Le dimanche 9 juillet 1944 : A 1h30 du matin, 5 hommes viennent chercher du tabac.

Le jeudi 13 juillet 1944 : Les américains arrivent à Janzé, l’après-midi les boches partent et nous volent un canard. Le soir les munitions sautent en forêt. Il y a de l’orage à Ste Colombe ; A 11h on est réveillé par 22 gars de Coësmes, on fait la bringue jusqu’à 4h 30.

Le vendredi 4 aout 1944 : On pavoise, nous sortons le grand drapeau à 10 h les américains bombardent la forêt.

Le dimanche 6 aôut 1944 : Les FFI cherchent les boches dans la journée. Le soir bal à Coësmes. Nous entendons les balles siffler autour de la maison. Dans la nuit feu chez Arondel (au Perray). A 1h30 du matin un avion lâche une bombe à côté de Coësmes, il en tombe une près de la Barre à Ste Colombe.

Le mercredi 16 août 1944 : Des américains de Thourie viennent chez nous à Ste Colombe, on leur donne des fleurs, ils nous donnent des bombons et des cigarettes.

Le dimanche 20 aôut 1944 : Des américains arrivent de Rennes, ils nous donnent des cigarettes, nous photographient et ils nous prêtent leurs jumelles ; je donne des fleurs au lieutenant.


Nuit du dimanche 6 au lundi 7 août 1944 à proximité du bourg de Coësmes

 

Témoignage de René Castellier

 

René Castellier est l’ancien Maire de Ste Colombe. Il est né en 1932 il avait donc 12 ans.

1 °) Il se rappelle du 7 août 1944 ou une bombe lâchée par un avion explose à Coësmes au lieu dit les caves et une autre bombe est lâchée par le même avion à Ste Colombe près du lieudit la barre, par contre cette bombe n’a pas.explosé.

La femme de René Castellier, Odile Cherruault née en 1937, elle avait 7 ans et s’en rappelle bien ils habitaient tous les deux à Ste Colombe. Selon René et Odile ils se rappellent avoir entendu l’avion.

Odile raconte que le lendemain au retour de l’école, avec d’autres enfants ils ont été voir cette bombe près de la barre et Odile est montée dessus, parmi ces enfants André Verron qui habitait aussi à Ste Colombe qui en a fait autant…

Si la bombe qui a explosé à Coësmes n’a blessé personne, elle a créé des dégats dans l’actuelle Rue Neuve, de nombreuses vitres furent brisées, malgré le fait que la bombe a explosé à plusieurs centaines de mt.

Selon René et Odile la bombe mesurait environ 1 m de long et 40 cm de hauteur, elle était dans un champ à proximité du chemin menant à la barre.

Le même soir ils se rappellent d’un incendie dans une grange de la ferme de la famille Harondelle au lieudit le Perray, en Ste Colombe.

Dans le rapport de gendarmerie, il est écrit qu’il y avait des appareils électriques et un genre de gouvernail d’avion à proximité.

 

2° ) Voir article sur Ouest-France ci-joint; « à Ste Colombe une bombe américaine en bon état dormait depuis plus de 50 ans dans un champ de Pierre Perrois au lieu dit le Bignon, cette bombe était dans le sol à 1.20 m de profondeur et elle n’avait pas explosé.

Cette bombe avait été larguée par l’armée américaine en 1944 dans un champ près du bourg ; les habitants de Ste Colombe se rappelaient et des recherches avaient même été effectuées en 1978 mais sans résultats. Au cours de l’année 1994, Pierre Perrois décide de labourer cette prairie jamais cultivée, pour y semer du maïs, c’est alors qu’il constata que la terre était plus jaune à un endroit du champ.

Pierre Perrois prévient le Maire de l’époque René Castellier qui prévient la gendarmerie qui à son tour prévient le service de déminage de Nantes.

La bombe est retrouvée à 1.20m de profondeur et est désamorcée sans difficulté par les 2 démineurs de Nantes 50 ans après ».

3°) René Castellier continue de nous raconter et nous rappelle qu’une bombe larguée par les alliés a explosé au lieudit les Roches Pierres en la Couyère à proximité de la route entre Ste Colombe (environ 2/3 kms) en direction de Tresboeuf en face de la centrale électrique actuelle ; cette bombe avait été larguée dans un champ à côté de la route et pas très loin de la route Rennes Chateaubriant.

Selon René on aurait pu mettre un four à pain dans le trou creusé par la bombe qui selon René était destinée aux convois allemands utilisant la route Rennes Chateaubriant.

René ajoute qu’il se rappelle avoir entendu l’explosion depuis Ste Colombe à environ 2/3 kms.


LES SOUVENIRS de MARCEL DEBAIS du 7 AOUT 1944

Témoignage

 

Marcel DEBAIS fils de Léon DEBAIS et de Germaine LAUGLE, demeure au Bois-Hodé, sur les hauteurs au Sud du bourg de Coësmes, cette famille possédait l’une des plus grandes fermes de Coësmes.

Ce n’est pas sans émotion qu’il aime parler de ce dimanche ou la fête battait son plein dans le bourg de Coësmes, c’était la fête communale organisée par la mairie de Coësmes, ces animations étaient bien visibles des hauteurs du Bois-Hodé par Marcel, c’était très animé par les musiques, les cris…C’était une tribune pour Marcel.

« A cette époque les fêtes communales étaient organisées par le public et les kermesses par le privé. »

Cette fête était controversée, en effet beaucoup de prisonniers de guerre n’étaient pas revenus des stalags en Allemagne faire la fête sans eux n’était pas apprécié de la population.

Marcel se rappelle d’un avion « allemand » qui a survolé les communes de Coësmes et de Ste Colombe puis de 2 avions qui échangent des rafales « ces échanges durent plusieurs minutes » et l’un des 2 lâchent une bombe au-dessus du lieu-dit les caves qui explose, à 300 m environ de la Perche (à proximité de la rue neuve aujourd’hui en 2024).

Beaucoup de vitres des fenêtres de la rue sont brisées notamment au lieu du salon de coiffure de chez Josiane aujour’hui.

Il n’y a pas de blessés.

La zone de l’explosion est cernée par des soldats allemands présents à Coësmes.

Cet incident a pour conséquence de stopper la fête communale immédiatement.

Marcel raconte que ce même soir une ferme brûle près du village des Mottes à Ste Colombe, (en fait au Perray).

Marcel dira plus tard que cette explosion n’était pas un V1.

Le lieu des caves était devenu plusieurs années après la guerre un lieu de jeu pour les enfants et pour la retraite des communiants ; pour devenir plus tard une zone de décharge.



Témoignages recuillis par Pierre Lauglé. 24/08/2025

Source : AIR 50/161 - 8 No. 488 (NZ) Squadron

Squadron Number: 488 RNZAF (Royal New Zealand Air Force) Records of Events: Y - AIR 27/1936/50

Nachtjagd Combat Archive (24 july 1944 - 15 October 1944) Part 4 - Theo Boiten

Traduction du rapport : Jean Philippe Moreau - ABSA 39-45 - Daniel Dahiot - Juillet 2024

Profile Mosquito : Warpaint Special 03 - De Havilland Mosquito