|
André-Eugène Mingam est né le 11 janvier 1922, à Brest (Finistère). Il voit le jour rue Villaret-Joyeuse; il est le deuxième enfant d'une famille de quatre. Après des études à l'école Guérin et à l'école professionnelle de la rue de Portzmoguer, il entre début 1939, à 17 ans , comme ajusteur à l'Arsenal. Fanatique des ailes, il va suivre durant l'été de 1939, les cours de la Section d'Aviation Populaire de Brest-Guipavas, où il fait quelques heures de vol. Mais la guerre va interrompre sa formation. Dès janvier 1940, il s'engage dans l'armée de l'Air à Quimper-Pluguffan, où il fait deux mois d'instruction, puis refusé à la visite médicale, il revient chez lui et reprend son travail à l'Arsenal. A la mi-juin, il reçoit son ordre de mobilisation et doit rejoindre Pluguffan. Mais l'arrivée des troupes allemandes à Brest, le 19 juin 1940, l'en empêche. Il décide alors de rejoindre l'Angleterre. Le 20 juin 1940, du Conquet, il gagne Ouessant avec une barque de pêche. De là, il embarque sur un cargo belge à destination de la Grande-Bretagne. La Croix-Rouge avertira la famille le 30 août, que leur fils est en bonne santé en Angleterre. André Mingam s'engage dans les FAFL (matricule n° 30.152) le 24 juin 1940, comme candidat élève pilote. Breveté Radio-Mitrailleur, il est affecté au groupe de bombardement " Lorraine " (342 Squadron de la RAF), avec le grade de sergent. Avec le " Lorraine ", il accomplit onze missions de guerre, avant que le destin ne vienne le frapper cruellement. Le 17 juin 1944, André Mingam est à Londres, chez sa fiancée, lorsqu'une bombe volante V1 s'écrase sur l'immeuble où ils se trouvent tous les deux. Les occupants restèrent cinq heures sous les décombres. Tous sortirent presque indemnes sauf André Mingam qui avait été tué sur le coup. Il avait la colonne vertébrale brisée. C'était le premier jour d'une permission d'une semaine. Il venait d'être, quelques semaines auparavant, nommé sergent-chef. Il était, depuis quelques mois, fiancé à une jeune fille de Londres dont le père était français. Ils devaient se marier sans tarder, ayant obtenu toutes les autorisations nécessaires. Peu de temps auparavant, il avait écrit à un ami: " Dans quelques jours je serai marié ou descendu; voilà les deux alternatives qui m'attendent! ". Hélas le mauvais sort s'acharna sur lui. Le sergent-chef André Mingam fut inhumé au cimetière de Brookwood. Il sera, à titre posthume, décoré de la Médaille de la Résistance et de la Croix de Guerre 39-45 avec palme de bronze (J.O. 22 octobre 1948). Il fut cité à l'ordre de l'Armée aérienne. En février 1949, son corps rejoindra Brest, où il sera inhumé définitivement.
![]()
Médaille de la Résistance Croix de Guerre 39-45, avec palme de bronze
|